Comment ne pas dire que tout ça est politique, si du début à la fin, tout a une justification politique. Au début, c’était Karim Wade, le redoutable adversaire politique, ensuite c’est à Khalifa Sall qui a réussi à se positionner comme un redoutable opposant de Macky Sall. Pendant ce temps, des alliés et autres partisans du Chef de l’Etat qui devraient autant être inquiété par les procédures judiciaires se la coulent douce.
Qui plus que le Chef de l’Etat, Macky Sall, devrait pouvoir assainir l’environnement politique. Lui qui a été traîné dans la boue par son ancien mentor, Me Abdoulaye Wade qui, souhaitant que son fils biologique soit son héritier politique, a détruit tous ses ambitieux collaborateurs. Mais voilà que Macky Sall, ayant accédé au pouvoir avec le soutien d’un peuple qui ne tolère pas l’injustice, suit la même démarche que son prédécesseur en s’en prenant à ses adversaires politiques par le biais de la justice. Loin de cautionner la mauvaise gestion des deniers publics, il serait préférable d’exiger la bonne gouvernances à tous les responsables politiques. Mais y voir de très près, seuls les adversaires politiques sont poursuivis.
A début c’était Karim Wade poursuivis dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Emprisonné à l’issu d’une procédure qui laisse à désirer, le fils de Me Wade est libérer et exilé par le coup d’une grâce obscure. Un adversaire de moi, neutralisé.
Ensuite, c’est Khalifa Sall. Conscient de ses chances, le maire de Dakar s’est positionné comme un autre adversaire de tailles. Il se rebelle de la direction de son parti et décide de mettre en place sa propre liste pour les élections législatives après celle qui lui a permis de rafler la mise aux élections locales. Sous le regard complice de Ousmane Tanor Dieng, le pouvoir se jette à l’assaut de Khalifa. Comme prétexte, la gestion de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Une procédure qui finit par envoyé le maire de Dakar sous mandat de dépôt en prison.
Avant lui, Bamba Fall, un de ses souteneurs, pour s’en avoir pris à Tanor et compagnie, Barthélémy Dias pour la mort de Ndiaga Diouf, un dossier gardé dans les tiroirs lorsque Barthélémy était en bon terme avec le régime.
Comment ne pas penser que la politique est derrière tous ces dossiers, surtout qu’au même moment d’autres responsables, membres du parti au pouvoir ou de la mouvance présidentielle, épinglés par des audits ne sont toujours pas inquiétés.



