Le maire de Dakar Khalifa Sall est finalement placé sous mandat de dépôt par le Doyen des juges d’instruction Samba Sall. Une arrestation qui ne surprend guère, car depuis son instruction des voix se sont levées pour dénoncer ce qu’elles appellent un acharnement contre un opposant politique.
La date du 7 mars restera sans doute à jamais graver dans la mémoire des militants et sympathisants venus prêter mains forte à leur leader Khalifa Sall. Après une audition de plusieurs heures sur l’affaire de la caisse d’avance devant le maître des poursuites, hier le Doyen des juges d’instruction a terminer la travail. Connu comme une référence dans le paysage politique du Sénégal, le maire de Dakar a fini en prison.
Un bref parcourt de l’homme en question Khalifa Sall.
Très jeune, le maire a intégré le parti socialiste en 1968. Entré dans le parti avec des circonstances peu commode, Khalifa ne pouvait pas rester indifférent suite aux manifestations dont le président poète Léopold Sédar Senghor faisait face. Très jeune à l’époque Khalifa Sall a très vite pris goût à la vie politique. Et cet engagement lui a valu d’occuper des postes comme ministre, maire entre autre. Un succès qu’il a su conquérir grâce à son abnégation et son courage. « Khalifa n’a jamais rien forcé, il a su prendre son temps pour gravir les échelons » souligne Sidy Lô un compagnon de lutte du maire.
Aujourd’hui suite à son arrestation, des menaces pèsent lourdes sur la balance de l’avenir du maire. Selon l’analyste politique l’avenir de Khalifa risque d’être compromis. Parce que il y a une situation politique et judiciaire qui assombrit toutes ses ambitions. Son confrère Famara Sané lui emboîte le pas. Pour lui, le maire de Dakar s’est retrouvé dans une situation très compliquée. Il fait face à un pouvoir vraiment déterminé à écarter tous ses adversaires politiques menaçants.
Ainsi l’article 152 du code pénal dispose en la matière : « toute personne qui aura détourné ou soustrait ou tenté de détourner ou de soustraire des deniers (..), sera punie, s’il s’agit d’un simple particulier, d’un emprisonnement d’un à cinq ans de prison ferme. » A l’aliéna 2 de cet article, il est clairement dit « s’il s’agit d’un agent civil ou militaire de l’Etat ou d’une collectivité publique, qu’il soit ou non comptable public, d’une personne revêtue d’un mandat public d’un dépositaire public ou d’un officier public ou ministériel, d’un dirigeant ou d’un agent de toute nature des établissements publics, la personne risque une peine de cinq à dix ans ».
Cependant la question que tout le monde pose, reste de savoir si le maire va participer aux élections législatives ?



