Deux jours après avoir assisté aux festivités du 52e anniversaire de l’indépendance en Gambie, le Président Mohammed Ould Abdel Aziz, vexé par l’accueil qu’il y a reçu, a rappelé son ambassadeur en poste à Banjul pour le nommer à Washington. Le siège du diplomate restera-t-il vacant comme à Rabat ?
Ce dernier s’est en effet senti vexé d’être reçu dans la simplicité au moment où, Buur, son homologue du Sénégal, avait droit à tous les honneurs. Et sa réaction ne s’est pas fait attendre. Jugeant cruciale sa participation au dénouement pacifique de la crise post-électorale gambienne, Ould Abdel Aziz aurait souhaité être reçu avec plus d’égards. De fait, grande a été sa surprise d’être accueilli à son atterrissage à Banjul par Madame Fatoumata Tambajang, la vice-présidente gambienne.
Ce même le 18 février, jour des festivités, Adama Barrow n’eut d’yeux que pour son invité d’honneur. A l’inverse, tout le monde a pu le constater, le président gambien a très peu échangé avec son hôte mauritanien. Or, la presse mauritanienne acquise à la cause d’Ould Abdel Aziz ne cesse de rappeler que c’est lui qui « a convaincu Yahya Jammeh de quitter le pouvoir sans effusion de sang ». Le président mauritanien lui-même a affirmé sur France24 avoir « convaincu Yahya Jammeh en seulement 6h chrono de quitter le pouvoir ».



