Le tribunal d’instance, en son audience correctionnelle, a condamné la journaliste Aïssatou Traoré pour bigamie, suite à la procédure de son premier mari, Zacharia Cissokho. Son deuxième mari, Oumar Diaw, a été relaxé de complicité.
S’il y a quelqu’un qui en veut à l’ex-journaliste de la Rts, actuellement au ministère de la Fonction publique, Aïssatou Traoré, c’est bien Zacharia Cissokho. Son premier mari, cet émigré qui a fait de grandes études au Canada, n’est pas prêt de lui pardonner. Elle restera celle qui l’a trahi et s’est remariée avec un autre. Pour ça, il ne compte pas lui rendre la vie facile. Hier, mardi 28 février 2017, suite à la procédure de bigamie introduite par Zacharia au tribunal d’instance correctionnelle, Aïssatou a été condamnée.
Reconnue coupable de bigamie, elle devra verser, en dommages et intérêts, 1,5 million FCfa à son premier mari. Son deuxième époux, le journaliste à la Rts, Oumar Diaw, avec qui elle s’est mariée alors que sa procédure de divorce n’a pas été épuisée, n’a pas été inquiété. Le tribunal l’a relaxé du délit de complicité de bigamie pour lequel il était poursuivi. Seulement, Zacharia avait promis de suivre cette affaire jusqu’au bout.
C’est de bonne guerre, dit-on du côté du plaignant. Pour avoir supporté les caprices de la nature, greloté sous un (-1) voire un (-13) degré canadien, Zacharia espérait faire monter sa température corporelle dans les bras de sa femme. Et, il a failli perdre la tête lorsqu’une fois au bercail, Aïssatou n’a plus voulu de lui. L’envoyant balader, elle avait déjà tourné la page Zacharia.
Trop facile aux yeux de l’homme qui n’avait même pas eu le plaisir de consommer son mariage. D’où la procédure d’escroquerie au mariage initiée par Zacharia, il y a cinq ans, en audience de grande correctionnelle. Débouté, il avait interjeté appel. Mais, la Cour d’Appel a confirmé le premier jugement. En même temps, une autre procédure suivait son cours. Celle du divorce.
Selon le journal l’observateur, Zacharia avait interjeté appel de la décision de divorce prononcée par le juge départemental. L’appel étant suspensif, il était toujours le mari d’Aïssatou. Laquelle s’est remariée avec Oumar Diaw, père de son enfant. Une erreur qui l’a fait condamner pour bigamie. D’ailleurs, jusqu’à présent, légalement, elle reste la femme de Zacharia, la décision de divorce étant frappée d’appel.
C’est en 2008 que le mariage a été scellé. Aussitôt, Zacharia a pris un logement pour sa femme qui venait de terminer ses études au Cesti. Travaillant dans le secteur bancaire au Canada, il lui envoyait régulièrement des sommes allant de 150 à 500 mille FCfa. Zacharia Cissokho avait aussi acheté un ordinateur portable, haut gamme, pour pouvoir discuter avec sa dulcinée. Laquelle a refusé de la rejoindre au Canada afin de consommer leur mariage. Malgré tout, il a continué à l’entretenir jusqu’en 2011. Quatre ans après ce mariage à distance Zacharia qui note un grand changement chez Aïssatou, décide de revenir au pays. Un retour douloureux, puisqu’il aura toutes les difficultés pour rencontrer son épouse. Qui, en échange du bonheur qu’il lui offrait, lui a tendu une demande de divorce.



