«Senghor a cédé la place à Diouf et lui à Tanor. Tanor qui devait le faire pour les autres notamment pour Khalifa Sall. Ce n’est dans son style, lorsque Diouf est part, le Ps a failli éclater ». Les raisons ? « On s’est retrouvé à Savana pour trouver un consensus, certains sont partis parce qu’ils savaient que le trésor de guerre était entre les mains de Tanor. Il n’avait pas de passation de service, il n’avait pas de délégation de pouvoir entre mon ami Diouf et Tanor et ou le bureau politique. Aujourd’hui personne ne peut lui contester la responsabilité de la maison du parti. Et ce n’est pas pour lui parce que quand on la créait il n’était pas là. Ce sont nos unions régionales qui se retrouvaient pour faire des fêtes pour rassembler de l’argent avant de venir construire cette maison du parti. Cette maison du parti a tout vu. Elle a vu toute forme de bagarre
Senghor avait appris à ses condisciples que les aînés devaient partir et laisser la place aux plus jeunes. Et dans ce contexte, sa maxime préféré était « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ». Seulement on peut comprendre que la démarche de liquidation organisée par le Parti Socialiste ne date d’aujourd’hui mais depuis un certain temps, avec Abdou Diouf, il y a eu le départ de Djibo, de Moustapha Niass et celui de pas mal de personnes après le départ de Diouf. Il y a tout de même qui sont restés mais sans comprendre la démarche du parti qui est mitigé. Ainsi s’est désolé face à la presse Ameth Saloum Boye, ancien du parti et ancien parlementaire. A l’en croire « Ousmane Tanor Dieng n’est pas très généreux dans l’affectation des responsabilités. Ça c’est une réalité. Chaque responsable a le droit de prétendre à des responsabilités, d’avancer. Mais, lui, ne veut pas céder la place. Pourtant, capacité de renouvellement que les gens voulaient et qui cherchaient à avoir la responsabilité. Avec Tanor, la démocratie dans le parti et le militantisme ont reculé. Il a placé des gens dans les instances du parti et il n’y a pas possibilité d’infiltration. La seule forme que les gens avaient c’est de bouder. Mais, Khalifa Sall a compris disant qu’il ne part pas ». La seule façon de l’éliminer c’est de lui dire il faut bouder comme ça tout reste entre les mains de Ousmane et ses acolytes. Ceux qui veulent le gêner il les liquide.



