Suite à l’audition de ses collaborateurs, l’heure est à la confrontation. Mais le maire de Dakar, Khalifa Sall a engagé la bataille du silence. Un silence qui ne surprend guère car son avocat a, lors de sa conférence de presse fait savoir à l’opinion publique qu’il a donné comme consigne à son client de ne pas répondre aux questions des enquêteurs sans sa présence. Une consigne appliquée à la lettre si l’on croit au quotidien l’Observateur qui donne l’information.
La Dic a regroupé les différentes personnes citées dans l’affaire de la caisse d’avance. Ainsi après une audition complète des proches collaborateurs du maire de Dakar, Khalifa Sall, les enquêteurs ont trouvé nécessaire de les confronter afin de voir plus clair sur cette affaire. Cette confrontation a vue la présence du Directeur administratif et financier, Mbaye Touré, le coordonnateur de l’Inspection générale des services municipaux, Amadou Moctar Diop, le chef de la Division financière et comptabilité, Ibrahima Yatma Diao, le Receveur-percepteur municipal, Ibrahima Touré, et le président du Gie Tabbar, Ibrahima Traoré. Ils ont à tour de rôle fait face au maire de leur ville, révèle de source proche de cette affaire.
Prenant la parole, le doyen Mbaye Touré a maintenu ses propos, faites lors de ses auditions. Il est entré dans le fonds de cette caisse pour montrer aux enquêteurs qu’en faite la caisse d’avance n’en est pas une. Toujours selon lui le montant mensuel est de 30 millions de Fcfa, alors qu’en comptabilité publique, une caisse d’avance est destinée à couvrir de petites dépenses. Il pousse plus loin pour dire que cette caisse est utilisée comme un fonds politique. Une réponse qui d’après plusieurs personnes coule d’avantage le maire.
Après lui, le président du Gie Tabbar qui, pour rappel est cité dans cette affaire comme l’approvisionneur du magasin de la mairie, de mil et du riz a une fois de plus étaler son patrimoine qui tourne autour d’un lit, d’une armoire, d’une coiffeuse, et trois gamelles comme outil de travail. Pas de maison encore moins un compte bancaire.
Compte tenu des faits on peut dire que l’affaire est loin de connaitre son épilogue. Et le fait majeur de cette situation reste le silence bruyant du maire qui n’a pipé mot.



