Au moins six (6) personnes sont mortes en détention en 2016. Le 14 février 2017, un jeune orpailleur, Yamadou Sagna, a été tué par balle par un douanier à Kobokhoto, commune de Khossanto, dans la région de Kédougou. Yamadou Sagna ne présentait aucun danger pour les douaniers. Une manifestation de protestation contre sa mort a été sévèrement réprimée par la gendarmerie, qui a tiré des grenades lacrymogènes et incendié une vingtaine de cases et des greniers. Le préjudice causé par l’incendie doit être évalué et les victimes indemnisées. Un homme du nom d’Elimane Touré est mort dans les locaux du commissariat du Port Autonome de Dakar le mardi 20 février 2017. Autant de révélations du rapport d’Amnesty international rendu public hier face à la presse.
A cela s’ajoute les conditions carcérales dont les prisonniers font face. « Les prisons étaient toujours surpeuplées. La maison d’arrêt de Rebeuss à Dakar comptait environ 2090 détenus, pour une capacité d’accueil maximale de 1600 personnes. Un détenu a été tué par balles dans cette prison au mois de septembre, lors d’une mutinerie. Quarante et une autres personnes ont été blessées au cours de cette mutinerie, dont 14 gardiens de prison. Dans beaucoup d’autres prisons, les détenus n’avaient pas accès aux toilettes la nuit, les cellules étant dépourvues. Ils devaient faire leurs besoins dans des sauts, en présence des codétenus » mentionne le rapport.



