Gracié, il y a un mois par le président Adama Barrow, le Sénégalais, Bouya Bâ ne verra malheureusement plus jamais son village natal (Kaolack). Il est décédé ce 18 février, jour de la fête de l’Indépendance de la Gambie.
Il a humé l’air de la liberté, mais n’a pas eu le temps de savourer le goût. Bouya Bâ, 58 ans, qui faisait partie du groupe des Sénégalais graciés par le gouvernement gambien, ne verra jamais son Gnibi natal qu’il avait quitté il y a plusieurs années pour tenter sa chance en Gambie.
« Bouya Bâ fait partie de la première vague de prisonniers graciés par le régime gambien. Il a été gracié le jour de la prestation de serment du président Adama Barrow en Gambie. Mais depuis sa sortie, il y a un mois, il était interné à l’hôpital Francis Edouard de Banjul », informe une source de l’Ambassade du Sénégal en Gambie.
Bouya n’en sortira pas vif. Il décédera le jour de la célébration de l’Indépendance de la Gambie, de mort naturelle. Originaire de Gnibi (région de Kaolack), sa dépouille a été rapatriée avec le concours de l’ambassade du Sénégal en Gambie, vers son village natal où il sera inhumé. Bouya faisait partie des 15 sénégalais graciés depuis la chute de Yahya Jammeh.
Comme Bouya, les 14 autres sénégalais graciés étaient tous des détenus de droit commun. Originaires pour la plupart, de Pikine, des Parcelles Assainies, de Thiaroye, de Mbacké, Darourahmane, Kébémer, Diourbel ou encore Sokone, ils ont bénéficié de l’assistance des services de l’ambassade qui a tout mis en œuvre pour les aider, d’autant qu’ils étaient démunis et sans le sou, explique l’observateur.



