Un accord a été signé par les syndicalistes après 13 jours de négociations. Pourtant des échauffourées ont fait au moins cinq morts dans la banlieue Guinéenne. Le hic est que cette manifestation est enregistrée à des endroits qui d’habitude sont réputés calme. Il s’agit en effet, de Cosa, sur l’axe Bameto – Hamdalaye mais également à Gbessia, près de l‘aéroport, Dabondy ou Yimbaya,
Mais le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara a annoncé une réouverture des écoles ce mercredi. C’est d’ailleurs ce que réclamait une partie des manifestations dans les rues ce lundi matin. A l’image de Mamadou Diallo qui a participé à un sitting en face d’un lycée du centre-ville : « Nous sommes pro-éducation. Nous sommes pour les enfants. Les syndicats ce sont ceux qui défendent les enseignants. Leurs problèmes ne nous concernent pas. Tout ce que nous demandons, c’est que nos jeunes frères, nos enfants, nos fils soient dans les classes et que les classes ouvrent maintenant ! »
Après cette action, plusieurs membres de la société civile ont été interpellés. D’autres arrestations ont été constatées en banlieue. Conakry a été lundi « le théâtre de manifestations non déclarées et interdites », marquées par des « actes de violence, de vandalisme », elles « ont malheureusement causé la mort d’au moins cinq personnes » et fait « 30 blessés dont des membres des forces de l’ordre », a indiqué le gouvernement guinéen dans un communiqué publié dans la soirée. Le bilan des morts a été confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) par une source jointe à l’hôpital Ignace Deen de Conakry où se trouvent les corps.



