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CONSTRUIRE LES ETATS UNIS D’AFRIQUE A COUPS DE BAGUETTES MAGIQUES

La sagesse populaire fixe le début de l’adolescence, à l’âge de 20 ans, celui de la maturité, à 40 ans, celui de la sagesse, à 60 ans. Après avoir raté ses rendez-vous avec l’Histoire, au cours des deux premières étapes de sa vie (celles de l’adolescence et de la maturité), l’AFRIQUE « postindépendance » s’achemine, à présent, vers la troisième étape de sa vie (celle de la sagesse). L’objet de ces différents rendez-vous, de l ’AFRIQUE avec l’Histoire, c’est ce que résument les propos de feu K. NKRUMAH, selon lesquels « divisés, nous sommes faibles » et le resterons toujours ; tandis que « unie, l’AFRIQUE sera l’une des plus grandes forces de ce monde », plus forte même que la CHINE NOUVELLE. Mais, puisqu’ « ils » ont eu raison des KHADDAFI (paix à leur âme, l’AFRIQUE leur est reconnaissante et redevable, les Africains les garderont dans leur cœur, pour toujours), puisque également les Présidents africains, encore en vie et en fonction, « sont ce qu’ils sont » (« CHAT ECHAUDE … » ou « KU NDOBINE RAY SA MAAM … »), il ne nous reste plus qu’à devoir construire les Etats Unies d’Afrique (EUA), à coups de baguettes magiques. « NDAH NAK, YÀLLA YÀLLA (walla ci NJIITI REEWI AFRIK YI), BAY SAB TOOL » ou « CAR, QU’ON SE LE DISE, COMPTER SUR DIEU (ou sur LES PRESIDENTS AFRICAINS), NE DISPENSE PAS DE L’OBLIGATION DE CULTIVER SON CHAMP SOI-MÊME ».

Par un « coup » de baguette magique, l’« UA » prend une grossesse, accouche d’un « E » et adopte l’appellation de « EUA ». Du « coup », les cinquante-cinq (55) pays africains, qui existaient en ordre dispersé, qui étaient ordonnés dans le désordre, se retrouvent en ordre de bataille (contre tous leurs ennemis) et fédérés autour des idéaux qui réconcilient l’AFRIQUE d’avec elle-même et l’installe, à nouveau, sur la rampe du développement humain véritable, comme du temps de l’EGYPTE antique ; dès lors, l’appellation « USA », qui cesse d’être l’apanage de la seule AMERIQUE, prend alors les formes de « USA-AM » (AMERIQUE) et de « USA-AF » (AFRIQUE) ; les cinquante-cinq (55) pays du Continent africain deviennent, chacun, un des cinquante-cinq (55) Etats qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA) ; les cinquante-cinq (55) Présidents des pays du Continent africain deviennent, chacun, un des cinquante-cinq (55) Gouverneurs des Etats qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA) ; chaque Gouverneur gère son Etat, à peu de choses près, de la même manière qu’il le faisait avec son pays (questions intra-Etat), moyennant quelques attributs de souveraineté, concédés à l’Etat Fédéral, nécessaires au règlement des questions inter-Etats et aux tâches de suggestion, d’harmonisation, d’amélioration, de consolidation, etc.

Par un autre coup de baguette magique, 01% des membres de l’Assemblée Territoriale de chacun des cinquante-cinq (55) Etats, qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA), sont triés sur le volet et regroupés au sein de ce qui devient l’Assemblée Fédérale, dont le rôle est relatif au règlement des questions inter-Assemblées Territoriales et aux tâches de suggestion, d’harmonisation, d’amélioration, de consolidation, etc. ; 01% des membres de l’Exécutif Territorial de chacun des cinquante-cinq (55) Etats, qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA), sont triés sur le volet et regroupés au sein de ce qui devient l’Exécutif Fédéral, dont le rôle est relatif au règlement des questions inter-Exécutifs Territoriaux et aux tâches de suggestion, d’harmonisation, d’amélioration, de consolidation, etc. ; 01% des membres du Judiciaire Territorial de chacun des cinquante-cinq (55) Etats, qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA), sont triés sur le volet et regroupés au sein de ce qui devient le Judiciaire Fédéral, dont le rôle est relatif au règlement des questions inter-Judiciaires Territoriaux et aux tâches de suggestion, d’harmonisation, d’amélioration, de consolidation, etc.

 

Par un autre coup de baguette magique, encore, le Secrétaire Général de l’UA devient le Président des EUA, choisi parmi les Gouverneurs des Etats et à tour de rôle, dont la tâche est de diriger l’Exécutif Fédéral ; un Président de l’Assemblée Fédérale est désigné, choisi parmi les Présidents des Assemblées Territoriales des Etats et à tour de rôle, dont la tâche est de diriger l’Assemblée Fédérale ; un Président du Judiciaire Fédéral est désigné, choisi parmi les Présidents des Judiciaires Territoriaux des Etats et à tour de rôle, dont la tâche est de diriger le Judiciaire Fédéral.

 

Par un autre coup de baguette magique, enfin, le Sommet des cinquante-cinq (55) Présidents des pays du Continent africain devient celui des cinquante-cinq (55) Gouverneurs des Etats, qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA), faisant office de Congrès Exécutif des EUA, chargé de contrôler l’Exécutif Fédéral ; un Sommet des cinquante-cinq (55) Présidents des Assemblées Territoriales des Etats, qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA), est institué, faisant office de Congrès Législatif des EUA, chargé de contrôler le Législatif Fédéral ; un Sommet des cinquante-cinq (55) Présidents des Judiciaires Territoriaux des Etats, qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA), est institué, faisant office de Congrès Judiciaire des EUA, chargé de contrôler le Judiciaire Fédéral. 

 

Tels sont les coups de baguette magique qui, par leurs seuls effets, peuvent garantir le passage de l’UA en EUA. Chaque Etat membre gérera son Etat, d’abord à sa convenance, tout en s’acheminant vers la synergie, l’harmonisation et la mise en cohérence graduelles, des actions et des programmes, avec ceux des autres Etats. Au niveau fédéral, les tâches prioritaires, à conduire, seront (i) le choix et l’adoption d’une Langue Fédérale Officielle, à partir des langues nationales endogènes proposées par chaque Etat, (ii) la mise en place d’une Banque Centrale Fédérale, chargée de négocier la reconversion des monnaies locales, la constitution d’une Monnaie Fédérale Africaine, qui aura cours dans tous les Etats de la Fédération, avec maintien ou non, des monnaies locales (reconverties), (iii) la constitution d’un Budget Fédéral Annuel, découlant de la contribution de chacun des cinquante-cinq (55) Etats qui constituent les Etats Unis d’Afrique (EUA), à raison de 5 à 10% de son Budget Territorial Annuel, ainsi que des activités génératrices de revenus des structures fédérales, (iv) la prise en charge des problèmes de sécurité, de tout le Continent et la lutte, aussi bien contre le terrorisme découlant des affrontements entre les grandes puissances (ayant des retombées sur le Continent) que contre le terrorisme que les grandes puissances organisent contre les pays faibles (qui concernaient directement les pays de l’AFRIQUE balkanisée), (v) la synergie, l’harmonisation, l’amélioration et la consolidation, des programmes des Etats de la Fédération, en matière de communication, d’éducation, de santé, d’habitat, de culture, d’économie, de distraction, etc., etc., etc.

 

Le niveau actuel des échanges commerciaux intra-européens est de 70% du total de leurs échanges ; alors que celui des échanges commerciaux intra-africains, est à peine de 12% du total de leurs échanges ; et pourtant, ce sont les pays africains, qui commercent le plus avec leurs homologues africains, qui ont les taux de croissance les plus élevés. Mais, pour échanger, il faut d’abord savoir produire ; savoir produire, c’est d’abord savoir mobiliser et valoriser ses ressources propres. Au lieu d’aller emprunter de l’argent à l’extérieur, il s’agira plutôt de mettre à profit l’énorme épargne africaine locale et celle de la diaspora, mais, surtout, valoriser les ressources locales. Pour mobiliser les 5 000 milliards de F CFA, indispensables au démarrage de l’exploitation de ses ressources pétrolières, il suffirait au SENEGAL, de réaliser, en une seule année, deux campagnes de cultures horticoles (saison sèche froide ou LOLLI-NOOR et saison sèche chaude ou NOOR-THIOOROON) sur ses 240 000 ha de terres irrigables (sur 1 000 000 ha de terres irrigables disponibles) de la Vallée du Fleuve Sénégal ; ce qui ne gênerait, en rien, la campagne rizicole de saison humide ou NAOUET (qui peut permettre de produire près de deux millions de tonnes de riz paddy par campagne) ; tandis qu’en deux ans et quatre campagnes de cultures horticoles sur ces mêmes 240 000 ha de terres de la Vallée du Fleuve Sénégal, les 10 000 milliards de F CFA du PSE deviennent disponibles. Quid du 1 000 000 ha de terres irrigables ? La Vallée du Fleuve Sénégal, comme partout ailleurs dans le pays, est une véritable mine où sont ensevelis des dollars US, à coups de milliards, qui ne demandent qu’à être extraits, moyennant les deux outils que sont la « souveraineté nationale » et la « fibre patriotique ». A qui veut bien faire, rien n’est impossible ; à qui ne veut rien faire, rien n’est possible.

 

C’est dire que, l’AFRIQUE doit retrouver sa capacité à produire de véritables Africains, dignes de ce nom, qui assument leur nationalité africaine, en sont fiers et la portent en bandoulière, qui ne baissent pas leurs yeux, ne courbent pas leur échine et ne tendent pas leurs mains, lorsqu’ils sont en face des non-Africains. Les élites africaines doivent se réapproprier le processus de développement de l’AFRIQUE, retrouver le pouvoir d’agir sur le cours de l’Histoire, comme du temps de l’EGYPTE antique. Mais, pour ce faire, il faut que l’AFRIQUE devienne unie, « une et indivisible ». Fixons-nous donc rendez-vous aux prochains Sommets de l’UA de 2018, 2019 ou 2020, voire au 1er Sommet des EUA dont la date butoir, c’est 60 ans (début de l’âge de la sagesse), c’est-à-dire, 2020 !

 

 

KOLDA – Février 2017

Cheikhou GASSAMA

Pharaon KEPHREN (KAAFIRUUNA)

 Tel: 77 499 31 22 – gassamacheikhou@yahoo.fr

 

 

 

 

 

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