Babucar Njie, le soldat qui a été arrêté à la mosquée du roi Fahad à Banjul avec un pistolet, alors que le Président Adama Barrow devait y participer à la prière, a été traduit hier devant le juge Janneh-Njie. Accusé de porter une arme en public, il a plaidé non coupable.
L’affaire avait pris les relents d’un coup d’Etat. Mais la montagne risque d’accoucher d’une souris. Babucar Njie a fait face au juge pour répondre du délit de port d’arme en public alors que celui-ci était même interdit aux militaires. Il a plaidé non coupable soutenant qu’il était en route pour rendre son arme.
Le procureur Bojang, lui, a demandé que l’audience soit ajournée car, nous informe thepoint.gm, l’enquête n’était pas encore bouclée. L’avocat de Babucar Njie, quant à lui, a demandé une libération sous caution. Mais le procureur s’est opposé à la libération sous caution de l’accusé, car, explique-t-il, l’accusé est un membre actif des forces armées de la Gambie. Pour lui, si l’accusé obtient la libération sous caution, il peut prendre la fuite ou manipuler l’enquête.
Face à cette situation, le magistrat Janneh-Njie a renvoyé l’accusé en détention et informé au procureur que si l’enquête n’était pas terminée avant la prochaine audience, elle accorderait une caution à l’accusé.
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