Les bars fleurissent de plus en plus dans la capital sénégalaise. Et depuis la question qui est en suspend est de savoir comment un pays qui compte plus de 90% de musulmans peut se compter autant de bars.
Ces bars, des milieux de déperditions où l’alcool, le tabac et le sexe coulent en flots, ternissent l’image de Dakar. Pourtant d’aucuns disent que la moitié de ses bars n’ont pas de papier légal. Néanmoins, leurs propriétaires pratiquent leur business sans aucune contrainte. On y retrouve toute sorte de personne de tout âge mais aussi de tout sexe. Si certains sont venus pour se changer d’idée ou de se soûler, d’autres fréquentes ses milieux pour se trouver une bonne compagnie.
Au quartier Grand Yoff, connu, comme étant le quartier melting-pot, où on note le brassage ethnique, la cohabitation avec ses bars est presque rationnelle. Le métier de bar est le gagne pain de beaucoup de ses habitants. Difficile de passer dans une ruelle sans pour autant voir un bar. Même si cela n’agrée pas la quasi totalité des habitants de ses ruelles. Ces bars dont la plus part ne sont pas réglementés ont été maintes fois dénoncés au niveau des autorités compétentes. Mais leurs réactions pour réglementer le secteur tente à se faire sentir, nous dit une femme. Celle-ci nous fait savoir que les habitants des quartiers sont confrontés souvent à des scènes de violences qui se transforment à des drames. « Les gens se soûlent et sèment la terreur dans ce quartier. » Difficile de trouver le sommeil avec cette forte musique dont ils sont témoin chaque jour. Poursuivant elle ne manque pas de souligner l’aspect négatif des bars. Car explique-elle, maintenant les jeunes de leur quartier commencent à fréquenter ses lieux. Elle en profite pour interpeller les autorités à se saisir de cette affaire qui commence à prendre des proportions considérables.
Dans les quartiers chipés de la capitale, ce phénomène ne dérange personne. Contrairement aux autres bars des quartiers, ces bars appelés des boites de nuit sont fréquentés par une population restreinte. Les week-end on voit des embouteillages tout au long des allées des quartiers chiques des Almadies. Dans ces lieux, l’alcool et le tabac sont très frisés par les hommes mais aussi des femmes.
Cette prolifération des bars dans les quartiers favorisent le banditisme. Aujourd’hui le gouvernement doit intervenir pour mettre de l’ordre dans se secteur qui gagne du terrain.
Stagiaire



