AccueilEducationLa lecture: Le parent pauvre de l'éducation au Sénégal (vidéo)

La lecture: Le parent pauvre de l’éducation au Sénégal (vidéo)

La baisse de niveau des élèves est devenue, depuis quelque, le centre des débats, de toutes les conversations. Une étude montre que beaucoup d’élèves ne savent pas lire. Au moment où la vente de livres poussent en floraison dans la capitale sénégalaise. Au marché Sandaga plus précisément, votre site Keppar.com est allé à la rencontre de ses vendeurs qui ne manquent pas de pointer un doigt accusateur à l’Etat, aux parents d’élèves mais aussi les enseignants.

Ce vieux vendeur, de son vrai nom, El hadji Mbaye Cissé nous dit qu’il a commencé la vente des livres depuis 1986. Il nous renseigne que même s’il n’a pas fait les études, il comprend tous les noms des livres. D’ailleurs il souligne qu’au paravent, si quelqu’un venait acheter un livre, par exemple, La Peste d’Albert Camus il n’hésite pas d’acheter tous les livres qu’Albert Camus a écrit. Donc aujourd’hui, si on dit que les élèves ne savent pas lire il est témoin. Il poursuit pour dire qu’il arrive même de voir un élève, accompagné de ses parents, peinent à lire la liste de ses fournitures. Toutefois il termine pour interpeller l’Etat car les livres des auteurs européens sont beaucoup moins chers que les livres des auteurs africains.

Un autre vendeur lui emboîte le pas. El Hadji Malick Sakho trouvé dans sa place trouve que si les élèves ne savent pas lire c’est parce que ces derniers préfèrent aller sur internet que d’acheter un livre pour se ressourcer. Il reconnait que la lecture est la base. Certains parents n’achètent pas des livres pour leurs enfants, prétextant la conjoncture .

Pour cette étudiante de licence 2 en droit, les livres sont trop chers. Elle préfère acheter des habits que de s’acheter un livre. Hormis cela on note un manque de niveau criard de certains enseignants. Elle invite l’Etat de revoir la formation de ces derniers martèle Sophie Ndiaye. Ce parent d’élèves soutient que  les enfants passent tout leur temps à regarder la télé. Il demande à ce que l’Etat subventionne les fournitures car ils sont incapables de joindre les deux bouts.

La baisse de niveau est devenue de plus en plus fréquent. Ainsi avec l’avènement des maître vacataires, aujourd’hui on peut devenir enseignant du jour au lendemain. Autrefois l’enseignement était avant tout une vocation avant d’être un métier.  Maintenant ce métier est devenu le centre de recasement de certains ‘cartouchards’ de la société.

https://youtu.be/PO64OfZPBc8

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