Le président malheureux de la Commission de l’Union africaine, Abdoulaye Bathily vient de fouler le sol de la capitale dakaroise. A peine arrivé, un important accueil, digne d’un vainqueur lui a été réservé. Militants et sympathisants de son parti ont renouvelé leur soutien face leur leader. Ceci a servi de tribune pour l’ancien secrétaire général des « jalarbistes » de revenir sur son échec et les motivations de sa candidature.
Le candidat sénégalais pour le poste du président de la Commission de l’Union africaine se dit satisfait de sa participation même si c’est le tchadien Moussa Faki Mahamat qui a été finalement élu. Il reconnait qu’il était le meilleur candidat et c’est ce que la presse internationale lui a fait savoir. Il rappelle que dans une élection comme dans une bataille il y’aura toujours un vainqueur. C’est une occasion pour lui de remercier l’Etat du Sénégal. Même si d’aucuns pensent que l’Etat n’a pas pu vendre l’image de sa candidature. Ce dernier affirme que l’Etat l’a totalement soutenu. Et c’est ce qui est l’essentielle.
Poursuivant sur les raisons qui lui ont poussé à déposer sa candidature le professeur Bathily se veut clair. Il est un panafricaniste. Ainsi les longs séjours qu’il a fait dans certains pays africains comme le Mali, l’Ouganda, Congo Brazzaville aux temps où il était le représentant du secrétaire des Nations Unis. Il a compris que l’heure est grave. L’Afrique doit s’unir pour régler certaines inégalités. Il va plus loin pour dire : « tant que nous ne sommes pas unis, nous n’irons nulle part ».
Interrogé sur les raisons de son départ de l’organisation des Nations unies, il poursuit : vu la situation actuelle de l’Afrique ce dernier pense que le continent est marginalisé. Donc il espérait amener sa partition pour voir le continent se voler de ses propres ailes. D’ailleurs le Secrétaire générale des Nations Unies ne voulait pas qu’il démissionne.



