D’ici peu, la Cpi ne va sans doute plus compter de pays africains. Et pour cause, l’union africaine (UA) dans son 28e sommet qui a eu lieu à Addis Abeba, a soutenu le retrait collectif des pays africains membres de la cour pénale internationale.
Le 28e anniversaire de l’Union africaine a été célébré le 30 janvier dernier à Addis Ababa. Cette rencontre a enregistré la présence de plusieurs chefs d’État, qui ont statué entre autres décisions, sur le remaniement du bureau de la commission, l’intégration du Royaume Chérifien (Maroc) dans l’UA, mais également encourager les africains à se retirer de cette juridiction complémentaire. Selon nos confrères de BBC Afrique, cette décision de l’institution régionale n’est juridiquement pas contraignante pour les États membres.
En outre, l’Organisation continentale a recommandé aux pays qui la composent de renforcer la Cour africaine de justice et des droits de l’homme. Car, plusieurs dirigeants pointent du doigt la Cour pénale internationale, comme étant une juridiction qui procède à des poursuites injustifiées contre les africains.
Beaucoup de pays africains font jusqu’à présent parti de cette juridiction complémentaire, notamment le Sénégal. Mais d’autres ont déjà jeté l’éponge en 2016. C’est le cas de l‘Afrique du Sud, la Gambie et le Burundi. Rappelons que la Gambienne Fatou Bensouda est la procureure spéciale de la CPI et Sidiki Kaba, le ministre sénégalais de la Justice, dirige l’assemblée des États parties de la CPI.



