Face au tollé provoqué par son décret anti-immigration, Donald Trump ne lâche rien. Le Président Américain a même limogé la ministre de la justice par intérim et les responsables des douanes ce lundi. Ils refusaient d’appliquer la mesure. A l’étranger comme dans le pays, la contestation se poursuit. Barack Obama est même sorti de son silence pour dénoncer la politique de son successeur.
Dix jours après qu’il ait quitté la Maison Blanche, Barack Obama qui avait promis de prendre ses distances a pris position sur le décret anti-immigration qui fait rage aux Etats-Unis. Cette mesure empêche les ressortissants de 7 pays de se rendre aux Etats-Unis pour une durée de 90 jours. Il s’agit des pays supposés islamistes à savoir la Syrie, la Somalie, l’Iran, l’Irak, le Yémen, le Soudan. Celle-ci a poussé le Président Barack Obama à sortir de sa courte réserve.
Lui-même l’avait dit, Obama avait fait savoir qu’il n’interviendrait pas dans le débat politique sauf si certaines lignes rouges étaient franchies. Voilà que le nouveau président Donald Trump vient de franchir le Rubicon.
Ainsi, par le biais de son attaché de presse, Kevin Lewis, l’ancien Président Barack Obama s’est exprimé à travers un communiqué. Il encourage les Américains à manifester en défense de la démocratie et se félicite aussi du niveau de mobilisation dans le pays.
« Le fait que des citoyens exercent leur droit constitutionnel d’assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu », déclare-t-il. Le communiqué poursuit en faisant savoir que « le président Obama est en désaccord fondamental avec le fait de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion ». Pour Obama, cette mesure va à l’encontre des valeurs fondamentales de l’Amérique.
Rappelons que depuis qu’il a été pris, le décret anti-immigration du Président Trump ne cesse de faire couler beaucoup d’encre. Avant Obama d’ailleurs, de simples citoyens, des dirigeants des réseaux télécoms comme Facebook, Google, Apple Netflix, Uber, Tesla et Microsoft ont déversé leur bile sur le président Trump. Ces grands groupes de technologies qui se sentent menaces on fait valoir leur position face à cette situation. C’est la Silicon Valley qui est entrain d’en payer les premiers dégâts. Certains de ses employés originaires de ces pays discriminés, ont été bloqué dans les différents aéroports du monde.
Les employés d’Apple issus de l’immigration ont fait valoir aussi leur message « Apple n’existerait pas sans l’immigration » même son de cloche pour les responsables de Netflix, Uber. Le patron de Tesla et de Speace X a fait savoir que si les Etats-Unis sont devenus puissants il faut donner aussi un mérite à ses immigrants qui ont su apporter leur contribution à l’édifice.



