Adama Barrow ne veut pas trahir le serment de la coalition qui l’a portée au pouvoir. Néanmoins, même s’il compte gouverner ensemble avec eux, le Président Barrow va confier les ministères clés à ses hommes de confiance.
Les choses commencent à prendre forme en Gambie. Depuis sa prestation de serment à Dakar, le Président Barrow poursuit ses consultations pour le premier gouvernement post-Jammeh. Adama Barrow qui a été porté au pouvoir par une coalition de huit partis politiques et des gens de la société civile va publier la liste des membres du gouvernement dans la semaine. Mais selon certaines sources, Adama Barrow prévoie de confier les départements stratégiques à des membres de sa formation politique, le Parti démocratique uni (Udp), et ses proches collaborateurs.
Le nouvel homme fort de la Gambie ne veut pas léser la coalition qui l’a portée au pouvoir. Son conseiller spécial, Mai Ahmet Fatty, qui était avec lui à Dakar et chef du parti « The Gambia moral congress (Gmc) », sera nommé ministre de l’Intérieur. Le célèbre leader politique, héritier de l’ancien Président Daouda Jawara, Omar Amadou Jallow, plus connu sous le nom de « OJ », chef de file de « People’s progressive party (Ppp) », occupera le ministère de l’Agriculture. Le tourisme sera confié au leader du « National reconcialation party (Ppp) », (parti national pour la réconciliation) », Hamat Bah. Quant au département de la justice, Barrow compte le confier à l’ancien Procureur de la cour internationale des Nations Unies, l’avocat Ba Tambadou. Il sera également le Procureur général de la Gambie.
La société civile est aussi servie. La militante du genre, Isatou Touray, est pressentie au ministère du commerce.
La Gambie retourne au Commonwealth
Adama Barrow a fait face à la presse samedi dernier. Le président promet que la Gambie réintégrera le Commonwealth. Barrow ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, il annonce que la Gambie ne sera plus République islamique, elle recevra son ancien statut. Il explique également que la Gambie va réintégrer les autres institutions internationales qu’elle avait quittées sous Jammeh. Barrow promet aussi le respect des libertés. « Ce sera la démocratie. Ce que nous réclamions quand on était dans l’opposition, nos adversaires politiques les auront à présent. On donnera à l’opposition le statut qu’elle mérite pour qu’elle sache que ce pays appartient à tous les Gambiens », a-t-il indiqué.



