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Me Assane Dioma Ndiaye : « Nous allons attaquer jammeh en justice si… »

Me Assane Dioma Ndiaye, président de la league sénégalaise des droits de humains (Lsdh), dans un entretien accordé à ‘observateur, diagnostique un rôle « trouble » des présidents Alpha Condé (Guinée) et de Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) dans l’exil Équato-guinéen de Jammeh. Entre autres questions, l’avocat soutient qu’ils n’hésiteront pas à attaquer Jammeh pour que justice soit rendue à ses victimes.

Dans cet entretien, le président de la (Lsdh), Me Assane Dioma Ndiaye, s’est joui du fait que la crise gambienne ait pris fin sans qu’il ait une effusion de sang. Mais il soutient tout de même que durant cette crise, d’importantes violations des droits de l’homme ont fait l’objet. Notamment, le déplacement massif des gambiens au Sénégal, mais également de la rébellion de Jammeh. Dans ce cas, le droit de l’hommiste, soutient ‘’que concernant les pertes de biens, il faut aller vers une Commission d’enquête relativement aux 22 ans de pouvoir et de gestion de Jammeh.

L’avocat dit être rassuré de ce qu’a déclaré Adama Barrow stupilant que les accords signés avec Jammeh pour éviter d’éventuelles effusion de sang en Gambie, ne concernent pas l’amnistie. Selon M Ndiaye, toutes les garanties qui ont été signées avec Jammeh ne concernent ni l’amnistie, ni impunité des fautes commises par lui et ses proches. Donc l’avocat prévient que ‘’ si tel est le cas, nous n’hésiterons pas à attaquer Jammeh devant la justice pour ces fautes commises pendant ses 22 ans de règne’.

Abordant le cas des derniers médiateurs (Alpha Condé et Aziz), Me Dioma Ndiaye, soutient ‘’que ces derniers auraient dû simplement demander à la Cedeao de poursuivre le travail amorcé, dès lors que c’est Jammeh qui a demandé cette intercession au dernier moment. Selon lui, la Cedeao aurait dû parachever son action, en délégant ses membres éminents qui, simplement prendront acte de la reddition de Jammeh.

Poursuivant dans son argumentaire, l’avocat a par ailleurs expliqué que le principe de la saisine de la justice est un libre choix pour les victimes, Car toute personne victime d’homicide, de torture, de violation diverse des droits de l’homme peut saisir la justice. De ce fait, précise l’avocat, dès lors que la Lsdh se rend compte qu’il y a obstruction à quelques niveaux que ce soit, il serait de leurs responsabilités de les assistés, jusqu’à la fin des procédures.

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