La 27 éme édition du sommet France-Afrique qui se tiendra au Mali fera l’attraction de tous les Etats membres. D’importants hommes seront attendus dans cette ville de Bamako qui avait connu des attentats terroristes dans le passé. Cette édition verra la partition du Président français, François Hollande et de la délégation française mais aussi une quarantaine de chefs d’Etats. La délégation sénégalaise composée des ministres Mankeur Ndiaye, Mame Mbaye Niang et le directeur du port autonome de Dakar Cheikh Kanté ont déjà déposé leur baluchon sur le sol du Mali.
Le thème de cette année porte sur le partenariat, de la paix et de l’émergence. L’enjeu est beaucoup plus pressant vu que ces dernières années, l’Afrique a été le théâtre de nombreux attaques; notamment le nord du Mali, Etat hôte de cette 27 éme édition qui je me rappelle est tombé en mars avril derniers sous les mains des troupes djihadistes liés à l’Al-Quaida. Des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, réguliérement visées par des attaques meurtriéres. Les participants du sommet débâteront ce point focal qui hante le sommeil, non seulement des populations du Mali, mais des pays de l’Afrique de l’Ouest qui sont toujours dans le viseur de ses mouvements radicalistes.
Entre autres thèmes, les crises politiques qui sévissent en Gambie et à la République Démocratique du Congo. En Gambie on voit un Yahya Jammeh plus que jamais déterminé et de contester les résultats des scrutins de décembre passé. Voulant trouver gain de cause il tente de placer un recours à la cours suprême. Et cette cours suprême peine toujours à donner sa décision. En RDC, Joseph Kabila lui, compte compte prolonger son mandat jusqu’à l’organisation d’une présidentielle à la fin de l’année.
Pour une bonne réussite du sommet, d’importants dispositifs sécuritaires ont été revus dans le but de parer à d’éventuels menaces terroristes. De l’hôtel à la ville en passant par le Centre international de conférences de Bamako (Cicb) où se tiendra ce sommet verra plus de 10.000 hommes mobilisés pour assurer la sécurité des hommes.


