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Loi anti-tabac: Eva-Marie Coll Seck appelle les forces de l’ordre à la rescousse

Malgré la promulgation de la loi antitabac, le nombre de fumeurs ne cesse de croître au Sénégal, sans compter les difficultés décelées dans la mise en œuvre. Cette situation a poussé le ministre de la Santé, Eva-Marie Coll Seck  à solliciter l’aide des forces de l’ordre et de Sécurité.

Adoptée le 28 mars 2014, la loi relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac n’avance toujours pas. Son application connaît des difficultés. Mise à contribution par le ministre de la Santé et de l’action sociale, les forces de l’ordre et de sécurité décèlent des manquements dans l’application de ladite loi.

La spécialiste des politiques des populations et de santé au ministère de la Santé signale à cet effet qu’il sera difficile de l’appliquer. « Nous voulons que la loi anti-tabac soit appliquée. Surtout dans tout ce qui concerne l’environnement. Nous avons noté quelques failles liées à la verbalisation. La loi sera difficile à appliquer. C’est pourquoi les forces de l’ordre et de sécurité doivent nous aider », a indiqué Adama Mbaye, hier lors du comité régional de développement à Diourbel.

Mme Baye a, elle,  révélé que le taux de prévalence du tabac dépasse les 20 % au Sénégal. « Le nombre de fumeurs a augmenté au Sénégal. Beaucoup d’études ont montré qu’il ne cesse de croître. Nous avons eu les différentes enquêtes destinées aux adultes, aux enfants en milieu scolaire, par l’Ansd. Elle montre que la prévalence du tabagisme est élevée au Sénégal. Nous menons des activités pour que cette prévalence baisse », confie-t-elle.

À la suite, le commandant de la compagnie de la Gendarmerie de Diourbel a évoqué quelques obstacles liés à l’application de la loi antitabac. Selon le capitaine Badar Fall, la principale difficulté est le paiement de la contravention.

« Il est très difficile, en cas d’intervention, de faire payer au contrevenant, s’il n’a pas les moyens sur place. La seule chose à faire, c’est de lui expliquer une procédure. Une fois appliquée, il appartiendra au parquet de procéder au jugement. Il y a un travail à faire surtout sur le plan de la communication », a expliqué le commandant.

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