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Pieds enchaînés et attachés à un piquet, le talibé-fugueur meurt dans un incendie.

Poursuivi pour homicide involontaire, le maître coranique, M. Soumaré, crèche depuis lundi dernier, en prison. Son arrestation fait suite à la mort de son disciple dans un incendie d’une pièce où il était confiné, puni après avoir fugué, renseigne le journal l’observateur.

Maitre coranique affichant à Darou Mousty, M. Soumaré gardera un mauvais souvenir de cette fête du nouvel an 2017. Pour cause, il a passé le premier jour de l’an dans les liens de détention. Ses déboires judiciaires remontent au 30 décembre, date à laquelle son disciple D.S, la dizaine a péri dans un violent incendie. Des sources proches de cette affaire qui n’a pas révélé tous ses secrets, c’est à la périphérie de Darou M. Mousty, sur la route desservant le village de Diwane Sylla, que le maître coranique avait ouvert son école. 

Parmi ses talibés, une dizaine d’enfants de proche qu’il a fait venir de son village natal. Après une année d’exercice, un de ses amis, un marabout établi à Touba, lui confie un disciple, passé maître dans l’art de fugue, qu’il a en charge de ‘’dresser’’. Pour s’y faire, le marabout a opté pour des mesures radicales. Lui enchaînant les pieds, il attache solidement le jeune fugueur à un grand piquet et confine dans une pièce en dur, au toit en paille. Le ‘’prisonnier’’ qui ne pouvait que se déplacer que sur une petite distance, « aurait séjourné dans sa cellule, 15 jours durant ». 

Le 30 décembre, peu avant 13 heures, le marabout Soumaré s’absente pour une course en ville. À son absence, un incendie se déclare dans la chambre ou est retenu le jeune talibé. Les flammes se propagent à la vitesse du vent sur son sur toit en paille qui cède sur le ‘’prisonnier’’, qui est dans l’impossibilité de se sauver, retenu par ses chaînes. 

Il connaîtra une mort atroce, le corps littéralement calciné. Informés, le sous-préfet de Darou Mousty, les pandores et les sapeurs-pompiers de Touba rallient les lieux. Au terme des contrats d’usage, la dépouille carbonisée est enlevée par les soldats du feu et mise dans un sac mortuaire en plastique, avant d’être acheminé à la morgue du centre de santé. 
Le journal souligne, que le défunt a été inhumé avant – hier à Touba. Le même jour, le maître coranique est déferré au parquet de Louga. Après son face-à-face avec le procureur, il a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction. 

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