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Migration Clandestine: 7189 personnes ont péri en haute mer. Un plafond jamais atteint !

L’année 2016 était décidément une année particulière. Même le domaine de la migration n’échappe pas à ses caprices. Les morts ou disparues enregistrées dans la traversée a atteint le record de 7 189, dont 4 812 en Méditerranéen selon l’Organisation Internationale pour les migrants.

7 189 morts ou disparus, dont 4 812 en Méditerranée c’est le bilan en pertes de vies humaines de la migration clandestine. Sans aucun doute, 2016 a atteint un record macabre. L’année écoulée est considérée comme une année rebelle, pleine de surprises. Cette assertion vient de se confirmer dans le domaine de la migration. Selon l’Organisation Internationale des migrants, ces chiffres représentent 20 décès par jour.

« C’est un plafond jamais atteint depuis des dizaines d’années. La route de la Méditerranée centrale, reliant la Libye et l’Europe, est aussi meurtrière que la guerre au Yémen », notent les autorités de l’organisation Internationale des migrants (0im).

Pour expliquer cette tragédie, ils mettent en avant plusieurs facteurs : la cupidité des trafiquants en est certes pour quelque chose, mais surtout la crise politique en Ethiopie, le désordre violent qui règne en Somalie, la dictature en Erythrée. Mais aussi la misère dans les bidonvilles et les campagnes d’Afrique de l’Ouest et centrale, ou encore l’épuisement de déplacer perpétuels. Ils y aussi la secte Boko Haram, la répression, la dégradation de l’environnement et la recherche de stabilité quelque part. Notamment en Europe, explique les autorités d’Oim.

Selon l’Organisation, 360000 d’homme, de femmes, et de enfants ont tenté de traverser la Méditerranée cette année. Certes, ces chiffres sont moins élevés par rapport à 2015, « mais il y a eu plus de morts. Et c’est la triste conclusion d’une année épouvantable ».

Il faut souligner que beaucoup de migrants perdent aussi la vie en traversant le désert surtout au niveau du sud de la Libye dans la région de Koufra. Une zone qui est supposé contrôlé par les milices qui sont impliqués dans le trafic d’être humain, rassure un témoin Mussie Zerai. 

Dans cette même lancée, l’Organisation pointe du doigt les politiques répressives et les accords bilatéraux occasionnant plus de morts et plus de souffrances dans les centres de détention. Il fustige également le fait que l’Union Européenne coopère avec ces pays non pas pour protéger les migrants mais pour protéger les frontières.

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