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Quand les Sénégalais commencent à subir les conséquences de la crise en Gambie

Les conséquences de la crise en Gambie commencent à se faire sentir au Sénégal. Devant se rendre dans la capitale du Baol, pour les besoins de la foire culturelle et économique des ressortissants du Sud basés à Diourbel, des commerçants et producteurs  de la Casamance sont bloqués à la frontière entre le Sénégal et la Gambie.

La crise post-électorale en Gambie commence déjà à affecter la partie Sud du Sénégal. Des commerçants qui devaient se rendre à la Foire culturelle et économique, prévu du 28 au 30 décembre à Diourbel, par l’Association des ressortissants de la Casamance en Baol, sont actuellement bloqués à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Nombre d’ entre eux ont préféré rebrousser chemin  pour ne pas subir les foudres de Jammeh.

« Tout le monde connait les difficultés pour rallier la Casamance par la route. Beaucoup de produit pourrissent en cours de trajet. Aujourd’hui, l’insécurité mine la Gambie. Nous souhaitons que la crise se règle, parce que nous voulons un transport fluide en Casamance et dans les autres régions. Déjà, beaucoup de femme et des producteurs qui devaient venir exposer à Diourbel sont bloqués. Certains ont peur. Ils ne peuvent pas passer par la Gambie. On subit les effets de la crise », a fait savoir le président des ressortissants de la Casamance au Baol, Docteur Dominique  Sambou hier, lors de la première journée des manifestations culturelles et économiques des casamançais vivants à Diourbel.

Aussi  appelle-t-il à œuvrer pour un transfert pacifié du pouvoir en Gambie. La paix, dit-il, n’ayant pas de prix et que le Sénégal ne serait épargné, si une guerre éclatait en Gambie. Pour M. Sambou, la Casamance est la région qui pâtirait plus d’un conflit dans ce pays enclavé dans le Sénégal.

« Rien ne vaut la paix. Nous ne souhaitons pas une guerre en Gambie, un pays si petit qu’une intervention emporterait tout. Et la Gambie ne sera pas la seule affectée, le Sénégal en souffrira aussi, dans ses régions limitrophes, comme la Casamance », a-t-il laisser entendre. Prônant la paix et l’unité, il fait savoir que « la Gambie et le Sénégal, c’est un seul peuple, une même famille. Nous ne voulons pas que les Gambiens subissent ce que nous avons subi en Casamance », conclut-il.

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