Me El Hadji Diouf est monté à « La Tribune » pour renvoyer beaucoup parmi ceux qui sont intervenus sur la crise post-électorale gambienne aux principes élémentaires du droit. Parce qu’ils sont nombreux à s’être prononcés sur le « cas Jammeh » avec « excès d’hostilité et d’émotion ».
« Je ne défends pas Yaya Jammeh. Et personne ne m’a entendu dire qu’il ne devait pas, le cas échéant, quitter le pouvoir ». La précision faite, Me El Hadji Diouf de faire savoir qu’il est motivé par le seul souci de « c’est plutôt l’émotion et le désire de faire partir coûte que coûte le président gambien qui l’ont emporté sur la légalité ».
Selon Me El Hadj Diouf, l’argument dont se prévalent les détracteurs de Jammeh tient au faite que ce dernier a félicité son adversaire, Adama Barrow, après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle Gambienne. Mais « à partir du moment où la commission électorale nationale elle-même est revenu pour pointé de nombreux irrégularités notamment dans le décompte des voix, Yahya Jammeh était désormais fondé à être sceptique quand a l’effectivité de sa défaite ». Et donc, « à réclamer la décompte des voix à défaut de la tenue d’une nouvelle élection ». L’avocat sénégalais déplore le fait que l’ont ait ignoré le nouvel élément qu’est la « perte légitime de confiance au processus » par le président sortant, suite à l’aveu de la commission. Et d’ailleurs, « ce n’est pas que Jammeh a félicité de bonne foi son adversaire que sont acte a force de loi »
Des recours ont été introduits par Jammeh, mais ils ont été contestés par certains qui « remettent en cause » la légitimité et la légalité de la Cour suprême gambienne. Laquelle Cour, disent-ils, « n’existe même pas ». Une « absurdité », selon Me El Hadji Diouf. « SI Jammeh avait forcé à donner les résultats en sa faveur, devant quelle instance Barrow allait-il déposer son recours ? et s’il n’y pas de cour suprême en Gambie, Barrow se serait il présenté ? »(L’élection présidentielle, ndlr).
« Ce n’est pas Jammeh qui bafoue le droit »
Par ailleurs, alors que le délai des recours n’est pas épuisé, la cour suprême ne s’est pas prononcée, comment un candidat peut il reconnaitre la victoire de l’autre ? » S’interroge Me El hadj Diouf qui ajoute « depuis quand les résultats provisoires peuvent–ils empêcher l’organe suprême de proclamer les résultats définitifs et de déclarer officiellement le vainqueur ? »
Jammeh, de l’avis de l’avocat n’est pas un hors la loi. En l’occurrence, c’est la communauté internationale et une bonne partie des Gambie et les sénégalais qui prônent la violation du processus électoral en exigeant le retrait d’un candidat et la « la remise du pouvoir au vainqueur provisoire », avant recours et proclamation définitive des résultats.
De tout ce qui est mis en évidence, Me El Hadji Diouf tire les conclusions selon lesquelles il a, en face de lui, des gens malhonnêtes qui bafouent le droit. Il estime que Yaya Jammeh est parfaitement fondé à faire un recours. Quand à la cedeao, elle est, selon l’avocat, « disqualifiée suite à la mascarade électorale en Guinée Conakry. Elle n’est pas intervenue au Mali ; laissant le champs libre à la France, en plus de n’avoir pas joué son rôle au Burkina Faso ». Bref, pour Me Diouf, « cette Cedeao na aucune légitimité ».



