L’année 2016, moins meurtrie que l’année dernière pour les journalistes. Selon un bilan de reporter sans frontière(RSF) publié lundi, 19 décembre 2016, un effectif de 57 contre 67 journalistes en 2015 ont perdus la vie dans le monde notamment les pays en guerre.
« 57 reporters contre 67, ont été tués dans le monde surtout dans les pays en guerre, sans oublier 9 ‘’journalistes citoyens’’ (blogueurs) et 8 collaborateurs des médias en ont perdu la vie, a précisé l’ONG.
La Syrie représente le pays qui a enregistré plus de journalistes tués, dans le monde soit 19 contre 9 l’année dernière, informe la RSF.
« Les journalistes périssent lors de leur reportage lorsqu’ils ne sont pas délibérément visés par les groupes islamistes radicaux ou les forces loyalistes », précise à France 24 Virginie Dangles, rédactrice en chef de RSF
Plusieurs pays comme l’Afghanistan, le Mexique, l’Iraq et le Yémen ont en moyenne enregistré une grande partie du nombre de victime, soit 31 assassinats, informe la RSF.
Pour plus de détail, la RSF a précisé que le Mexique est le pays le plus meurtri dans le continent américain. Mais également le pays en paix le plus meurtrier pour les journalistes. Prenant l’exemple de quelques défunts journalistes, l’ONG souligne que Pedro Tamayo Rosas a été abattu le 10 juillet devant sa femme et ses enfants, alors qu’il était placé sous la protection de l’Etat. Au Yémen où les rebelles Houthis n’acceptent pas la critique ont eu à tuer le journaliste freelance Almigdad Mojalli, 34 ans par un raid aérien de la coalition arabe, explique le reporter sans frontière.
Selon un décompte de l’ONG, 780 journalistes ont perdu la vie à travers le monde. Ce chiffre représente une recrudescence de la violence délibérée à l’égard des professionnelles de l’information et de la communication. Mais également un échec des initiatives internationales en faveur de la protection des journalistes, peste t-il.
Pour remédier à d’éventuels assassinats, l’ONG plaide pour une création d’un poste de ‘’protecteur des journalistes’’ auprès des Nations Unies qui pourrait avoir le « poids politique, la capacité d’agir rapidement, et la légitimité de coordonner les efforts des Nations unies pour la sécurité des journalistes », propose t-il.



