Yaya Jammeh a encore son destin entre ses mains. Une porte de sortie lui est aménagée si on se focalise sur le communiqué final du sommet de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Abuja. C’est à l’enfant de Kanilai de revenir sur la décision pour éviter une humiliation ou une mort certaine.
En vérité, on ne sait pas par quelle magie il pourrait continuer à diriger un pays qui lui a tourné le dos, et à défier une communauté internationale déterminée qui lui exige de se plier aux résultats des urnes. Si les chefs d’Etat de la Cedeao ont haussé le ton et se sont donnés rendez-vous le 19 janvier à Banjul pour la prestation du serment d’Adama Barraw, c’est qu’ils ont tourné la page Jammeh.
Yahya Jammeh doit alors être conscient qu’il lui sera difficile de sortir indemne d’un bras de fer, même si on lui prête, à tort ou à raison, une force de résistance énorme. Alors, qui pour dire à Yahya Jammeh, celui qui défie « les mers et les rivières » que c’est fini pour lui et que son « salut » réside désormais dans la sagesse.



