Le 50e sommet ordinaire de la conférence des chefs d’états et de gouvernement de la CEDEAO n’a pas été de tout repos. Les discussions furent houleuses et les responsables africains se sont focalisés sur le cas de la GAMBIE. Il semblerait qu’ils veulent en découdre avec le pouvoir de Yahya JAMMEH, bel et bien battu lors des élections du 1er décembre.
Rappelons que ce dernier, après avoir reconnu sa défaite et mis en scène son coup de fil historique à BARROW (son tombeur) pour le féliciter, est tout simplement revenu sur sa position pour déclarer les élections, émaillées d’irrégularités. Il appelle aujourd’hui à l’organisation de nouvelles élections en Gambie.
Les leaders africains réunis lors de ce 50e sommet, n’ont pas hésité à hausser le ton. Leur communiqué final indique que « la CEDEAO prendra toutes les mesures nécessaires pour faire respecter le résultat de l’élection présidentielle » sans préciser pour autant s’ils comptent privilégier l’option diplomatique ou celle militaire.
La conférence des chefs d’États et de gouvernement de la Cedeao est solidaire du président gambien élu, A.Barrow. Ils en appellent à veiller à sa sécurité et à celle de sa famille. Ils ont décidé, par ailleurs, de tous se rendre à la cérémonie de prestation de serment de A. Barrow le 18 janvier 2017 afin de donner une onction de légitimité au nouveau régime reconnu par la communauté internationale.
Les dangers d’une guerre pour déloger Jammeh, sont bien réels. Il n’en demeure pas moins une option très risquée. Le pouvoir du despote de Kanilai est resté intact. Il détient, en Gambie, les armes et des milices qui lui sont fidèles et bien formés.
Nos informateurs nous indiquent qu’il n y a pas d’armes lourds dans les casernes en Gambie. Tout l’armement lourd est en lieu sûr à Kanilai, dans son fief.
En outre, il est à se demander, si l’option militaire était retenue , quelle serait la position du SENEGAL ?
Il se trouve que la Gambie est un pays inaccessible sans passer par le SENEGAL. Par conséquent, des troupes qui devraient envahir la Gambie devront obligatoirement stationner au SENEGAL. Dans ce cas de figure, Jammeh ne va pas hésiter à attiser, à nouveau, le feu de la rébellion en CASAMANCE.
La seule option plausible en cas d’entêtement de Jammeh est une révolution de palais. C’est-à-dire trouver un moyen pour armer un élément proche de Jammeh pour le liquider. Etant entendu que Jammeh sera sourd et insensible à un blocus économique. C’est le peuple gambien et les populations, qui vont en pâtir.




La CEDEAO doit faire une preuve de sagesse en utilisant l’option diplomatique en Gambie sinon elle risque de soulever une nouvelle guerre dans la zone Sénégambie