Le maire de la commune de khossanto, Mamady Cissokho, déplore la vente des permis d’exploitations aux sociétés minières, sans prendre en compte l’intérêt de la population.
La commune de Khossanto se situe dans la région de Kédougou, département de Saraya. Elle est constitué d’une population de plus de 7 000 personnes, a expliqué le maire. Il a précisé que cette population vie dans une situation précaire, car ne bénéficie d’aucun privilège concernant l’exploitation des mines d’or sur son terroir.
« La commune de Khossanto est un mendiant qui s’étouffe à cause des sociétés minière. La gestion du foncier est une concession pour les société minières. Donc, de facto, ils ont un droit immobilier sur l’ensemble de la concession, les villages étant inclus dans la concession, a relevé le maire. Ce qui est déplorable, c’est que les limites de concession sont jamais visible. Ils ont pris toutes nos terres. En tout cas ils n’ont jamais montré un plan. Là ou la population s’arrête, on vient la déloger. C’est à l’État de délimiter les concessions minières pour limiter les conflits » peste-t-il
Le maire est très ébahi par l’insatiabilité des sociétés minières qui veulent s’accaparer de toute les terre de la localité pour leur intérêt au détriment de la population, informe le maire M Cissokho sur les colonnes du journal l’Obs.
« les populations étant analphabète, elles sont capables de descendre dans les champs et dire que ça leur appartient, par exemple récemment il y a une société qui voulait installer un camp dans un village ».
Pour rappelle beaucoup de sociétés qui exploitaient de l’or se trouve dans cette commune, notamment la société Rand gold, la société de Gora mais également Sored mine qui a récemment fait parlé d’elle par les médias dans le cadre de l’implication de Abdoul Mbaye dans l’actionnariat de cette société.
En effet, Le maire a soulevé la question de ‘l’orpaillage’’, qui constitue l’activité principale de la population. Selon lui, l’État soutient les sociétés minières, en cherchant toujours à arrêter les zones d’orpaillages communément appelé ‘’dioura’. C’est équivaut à mettre au chômage des milliers de jeunes qui ne gagnent leur pain que dans cette pratique. Il qualifie ce choix du gouvernement ‘’de mesures impopularité ’’.
Le maire de Khossanto, Mamady Cissokho, a par ailleurs annoncé les problèmes d’insécurité dans cette zone. Car déclare t-il, la brigade de la Gendarmerie la plus proche de Khossanto se trouve à Faloumbou prés de Sabodala. « Mais on sait qu’elle est là pour sécuriser la l’usine. Aujourd’hui même, il y a eu des attaques où d’honnête citoyens ont été pris en otage pendant deux heures de temps entre Khossanto et Bembou ; c’est inadmissible dans un état de droit » a décrié le maire qui explique que, les brigands quand il attaquent, n’ont que le fleuve qui sépare le dernier village de la commune Kéniékéniébanding et le village malien de Kéniékéniéba, à traverser pour accéder au térterritoire Malien, déplore-t-il.



