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Ces raisons qui ont contribué à la chute de Yahya Jammeh

Après la perte du pouvoir par Yahya Jammeh, les langues se sont beaucoup déliées et les commentaires se poursuivent. A Banjul, on évoque dans certains milieux les raisons qui ont contribué à la chute de l’homme fort du pays.

L’ex-maître de Banjul, Yahya Jammeh avait pourtant mis tous les atouts de son côté pour triompher de son duel face à Adama Baro. D’abord pour ce qui s’agit des réformes constitutionnelles, la retouche du code électoral sans la participation de l’opposition à quelques mois des élections est un acte posé par Yahya Jammeh pour écarter le maximum d’adversaires sur son chemin. Cette décision prévoyait que tout candidat à la présidentielle gambienne, devrait d’abord être de cette nationalité et avoir séjourné pas moins de cinq ans en Gambie avant la date des élections. Dans cette logique, l’ex-maître de Banjul s’entourait de toutes les garanties pour remporter tranquillement son scrutin.

Il y avait aussi la condition inscrite dans le nouveau code électoral relative au parrainage de tous candidats de 5000 électeurs, et une amende de 500 000 dalasi  équivalent à 700 millions de francs Cfa, ainsi que le vote des militaires parmi les civils et non dans les casernes comme cela se faisaient jusqu’à présent. Il faut ajouter à ces réformes la répression de l’opposition avec l’arrestation de 30 opposants et 14 autres dont Ousseynou Dabo après la mort de l’opposant Solo Sanding. L’arrestation du Directeur de la GRTS apparaissait aussi comme un avertissement pour les journalistes à qui il interdisait d’utiliser des smartphones. La réforme de l’armée avec de nouvelles nominations à des postes stratégiques de la garde présidentielle sont aussi des éléments qui ont inquiété ses adversaires politiques à quelques mois des élections.

C’est fort de ce constat que 7 partis de l’opposition plus une candidature indépendante ont senti le besoin de se retrouver autour d’une seule et forte coalition pour couler Yahya Jammeh. Ayant atteint cet objectif, le nouveau président inverti par ses pairs sur la base d’une convention qui limite son mandat à trois ans se verra contraint d’organiser des élections dans trois ans. Scrutins auxquels il ne devrait pas participer. Va-t-il pouvoir respecter ses accords ?

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