A la suite du vote du Parlement européen qui a demandé hier le gel des négociations d’adhésion avec la Turquie, Recep Tayyip Erdogan ne veut pas se laisser avoir. Aujourd’hui, vendredi 25 novembre, le chef de l’Etat Turc a brandit son redouble arme. Il a menacé ceux-là qui ont voté la mesure, d’ouvrir les frontières pour laisser passer les migrants voulant se rendre en Europe.
Il y à de quoi inquiéter l’occident. La Turquie, qui est le principal point de passage des migrants vers les autres pays de l’Europe menace d’ouvrir ses frontières, et son Président Recep Tayyip Erdogan parait sérieux : « Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront, mettez-vous ça dans la tête ! », a-t-il lancé à l’endroit des dirigeant occidentaux lors d’un discours à Istanbul. Cette annonce n’a pas laissé indifférent ces derniers même si la chancelière allemande tente de dire le contraire. Angela Merkel, a en effet, aussitôt réagi pour expliquer que « menacer » l’accord UE-Turquie sur les migrants « n’avance à rien ».
Rappelons qu’hier, jeudi 24 novembre, le parlement européen a adopté à Strasbourg dans une résolution non contraignante, le gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE). Pour cause, le parlement européen brandit les mesures répressives « disproportionnées » prises par Ankara dans le cadre de l’état d’urgence instauré depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet. Toutefois, pour le ministre des affaires européennes turc, Omer Celik, ce vote enfreignait les valeurs fondamentales de l’UE. Ainsi, il a réaffirmait que la Turquie ne le prenait pas au sérieux.
Cette situation montre que le fossé se creuse de plus en plus entre l’Union européenne et la Turquie. Même si les députés de l’UE avait réaffirmé « [leur] engagement en faveur du maintien de l’ancrage de la Turquie à l’Union européenne » et promis de « revoir [leur] position une fois que les mesures disproportionnées (…) [auront] été levées ». Car les autorités turcs ne semblent pas être dans des positions de changer leur politique.



