AccueilEcho d'AfriqueUn Oui Stalinien au Référendum en Côte d'Ivoire

Un Oui Stalinien au Référendum en Côte d’Ivoire

Le référendum constitutionnel organisé en Côte-d’Ivoire dimanche 30 octobre a donné un « Oui » largement gagnant en dépit d’une faible mobilisation de la population due au boycott de l’opposition.

Le « Oui » à la nouvelle constitution ivoirienne a obtenu un score stalinien de 93,42 % des suffrages au référendum boycotté par l’opposition  et la participation est de 42,42 %, a annoncé mardi soir le président de la Commission électorale indépendante Youssouf Bakayoko.

La Côte d’Ivoire va donc entrer dans sa IIIe République, une fois les résultats validés par le Conseil Constitutionnel. Le Président Ouattara est en train de tisser sa toile dans le pays qu’il a conquis de haute lutte.

L’adoption du texte voulue par le président de la république de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara ne faisait aucun doute, le taux de participation étant le principal enjeu de ce scrutin. Comme partout en Afrique, les électeurs ne se sont pas mobilisés (presque 60 % d’abstention)

Des incidents violents ont émaillé la journée de dimanche ou de nombreux  bureaux de vote avaient été saccagés à travers le pays. Comme au Sénégal, l’opposition ivoirienne conteste vivement la création d’un Sénat dont un tiers des membres seraient nommés par le chef de l’État. Elle reproche également au pouvoir d’avoir organisé le référendum avant les élections législatives de décembre.

Une avancée selon le pouvoir, cette nouvelle constitution évacue notamment le concept d’« ivoirité » en clarifiant les conditions d’éligibilité du président. Ce concept nous rappelle des heures sombres de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Le projet prévoit aussi la création d’un poste de vice-président qui alimente les fantasmes. Quel est le contenu de ce poste de vice-président ? Quelles seront ses prérogatives.

Ce texte qui a été voté crée donc un Sénat, institutionnalise la chambre des rois et chefs traditionnels et étend, comme au Sénégal, le domaine de compétence du Conseil économique et social à l’environnement. Le texte entend également graver dans le marbre l’éducation obligatoire et l’égalité entre hommes et femmes. Le cadre est alléchant, on verra à la pratique.

La rédaction

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Must Read

spot_img