Le déraillement d’un train de voyageurs, reliant Yaoundé à la ville portuaire de Douala, a fait au moins 53 morts et plus de 300 blessés vendredi.
Une catastrophe ferroviaire s’est déroulée au Cameroun vendredi à la mi-journée. Un train de voyageurs bondé a déraillé près de la ville d’Eseka. Il reliait la capitale Yaoundé à la ville portuaire de Douala. Selon la radio d’Etat, le bilan de la catastrophe serait d’au moins 53 morts et plus de 300 blessés, dont certains voient leur pronostic vital engagé.
Un trop plein de voyageurs ?
Les causes exactes du déraillement ne sont pas encore connues. Mais le nombre important de voyageurs à bord pourrait en être la cause. En raison de l’interruption du trafic routier entre les deux villes dû à l’effondrement d’un pont de nombreux camerounais se sont précipités sur la solution ferroviaire.
Encore des ravages de l’informel
Comment les autorités ont-ils pu laisser un tel drame se produire ? Pourquoi laisser le train partir avec un trop plein de voyageurs ? Pourquoi n’avoir pas affréter d’autres locomotives ? Ou d’autres trains ? Autant de questions que de nombreux pays d’Afrique doivent se poser pour éviter de telles catastrophes.
On se rappelle le naufrage du bateau le Jola au Sénégal qui avait fait presque 2000 morts à cause de la cupidité des hommes et l’absence de sérieux dans le management. Toutes les occasions sont bonnes pour se faire de l’argent et ainsi risquer la vie des citoyens. Le degré de conscience de ces dirigeants est problématique et les sanctions n’ont pas une grande efficacité car ceux qui devraient être sanctionné ne le sont pas.
Il faut une volonté politique pour rompre avec l’informel
La discipline est le facteur fondamental pour lutter contre ces catastrophes meurtrières. Un poisson pourrit toujours par la tête et c’est à l’Etat que la discipline doit commencer. La sensibilisation des populations est essentielle à côté des nécessaires efforts d’éducation et de formation à faire dès le bas âge.
La rédaction



