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Encore une énième charte entre pays africains qui attendent toujours d’être confrontés à des difficultés pour réagir. C’est à désespérer de ce continent dont les dirigeants semblent ne pas connaître ce qu’est la proactivité. Cette fois-ci, c’est face à une importante insécurité maritime qui freine leur développement économique , qu’une quarantaine d’États africains ont adopté samedi une charte qu’ils qualifient d’historique visant à renforcer leur coopération dans la lutte contre la piraterie.
C’est à Lomé, au Togo, qui va surement se targuer de cette prouesse diplomatique, que plus de 40 pays africains se sont réunis à l’initiative de l’Union Africaine, et qui ont adopté samedi 15 octobre une charte afin d’assurer une meilleure sécurité des côtes contre la piraterie et les trafics de drogue. « Ce geste est on ne peut plus historique dans la vie de notre continent », a déclaré le président congolais Denis Sassou-Nguesso, en conclusion du sommet. Que de gestes qualifiés d’historiques dans l’histoire de notre continent !
La Charte de Lomé, qui doit encore être ratifiée, doit contraindre les États signataires à « créer un fonds de sécurité et de sûreté maritimes », mais aussi faciliter « l’accès aux informations » pour mieux lutter contre les pirates. Le manque de coopération entre les différents pays, est une aubaine pour les contrebandiers qui peuvent passer d’une zone territoriale à l’autre sans être inquiétés.
La menace et les pertes sur l’économie bleue des nations africaines sont si importantes que les quarante-trois pays présents à Lomé (sur les 54 que compte l’Union Africaine) ont qualifié l’acte d’historique et ont engagé leur volonté de tout mettre en œuvre pour une rapide ratification de l’accord et d’y mettre suffisamment de contraintes pour son efficacité. La proactivité aurait été de contrôler les activités maritimes de l’Afrique et non les confier aux intérêts étrangers. Espérons que cette nouvelle charte ne viendra pas agrandir les nombreuses chartes qui dorment dans les territoires de l’Union Africaine.
Peps Gueye



