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 Xessal : Quand la peau noire dérange au Sénégal

L’utilisation abusive de produit dans le but d’éclaircir la peau, nommément appelé la dépigmentation, est un phénomène qui attire les filles pour différentes raisons. Bien vrai que cette pratique est faite pour améliorer la beauté, aujourd’hui  elle est aussi devenue un moyen  pour accéder au travail. Pour certains, la dépigmentation est un moyen de s’intégrer dans la société  ou un moyen de suivre la tendance. Par contre, pour d’autres, c’est leurs maris ou « copains » qui leurs poussent à se vêtir de la peau blanche.

Pendant que les spécialistes, les dermatologues ou même certains mouvements de jeune comme Der BU Nul, Nul kouk, luttent pour prôner la peau noire dans le pays ou même dans le monde à travers les réseaux sociaux ou même des campagnes de sensibilisation à travers tout le territoire, le chiffre d’affaire des entreprises de produits cosmétiques continue d’augmenter. Alors la question qui se pose est de savoir : « Pourquoi la gente féminine s’entête sur la dépigmentation ? »

Pour comprendre tout ceci, il faut fouiller dans le passé de la dépigmentation, mais aussi la cause, pourquoi les femmes africaines en générale, sénégalaises en particulier, se dévêtent de leur teint couleur café grillées, couleur banane d’or, couleur terre de rizière, qui faisaient la fierté et symbolisait le continent.

Si on se promène dans les rues de ce pays, on remarque que les femmes qui gardent leurs peaux noires naturelles, sont en voie de disparition, d’après le site togosite.com, la dépigmentation daterait de la seconde guerre mondiale ou les femmes asiatique utilisaient des produits pour obtenir un teint laiteux et plus clair ou pour éliminer le problème de résidus d’acnés, de cicatrices, de tâches ou pour unifier le teint. Dans les années 60, les Africains auraient emboîté le pas des asiatiques ou la promotion ou publicité de certains produits commençaient à prendre un essor inquiétant dans la société.

Après analyse en profondeur du phénomène de la dépigmentation, on constate que la dépigmentation était attribuée aux femmes qui ne sont pas instruites. Mais de nos jours, on voit de plus en plus des femmes instruites qui ont même fait des études poussées ; mieux qui occupent même des hautes fonctions, s’adonner à la pratique.

Si on interroge aussi certaines femmes, elles brandissent le fait que dans certaines entreprises ou compagnies, avoir un teint clair est un moyen très rapide d’avoir du travail ou accéder à certains postes, d’autres parlent d’insertion sociale, d’après elles quand on est de teint clair, on ne passe pas inaperçu et on est mieux considérer dans la société. Ainsi, la dépigmentation est une profonde crise identitaire.

Dans un pays ou l’image de la femme est devenue primordial ou même l’accès au travail dépend de ta couleur de peau, difficile de ne pas déroger à la « règle » et garder sa peau d’origine. De toute façon, le dernier mot appartient à la personne elle-même. C’est à elle que revient la décision de se laisser faire ou de briser ce complexe d’infériorité. A la fin, chacun est libre de devenir ce qu’il a envie d’être.

Par Ndèye Rokhaya Thiane

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