Accueil / une / Thank God It’s Friday (T.G.I.F.) : Le Président de l’Année

Thank God It’s Friday (T.G.I.F.) : Le Président de l’Année

La République est orpheline de son Président.  Y-a-il encore un capitaine à bord du navire Sunugal qui pourrait l’empêcher de chavirer ? Le pays est d’abord orphelin de son président, l’homme le plus important et le plus déterminant pour son développement. Un Président qui a réussi la prouesse de faire presque les 5 continents durant 4 ans de mandats sans placer un seul contrat pour les entreprises sénégalaises et en même temps livrer le pays au capitalisme étranger. C’est simplement le fait d’être dirigé par un chef de parti qui crée cet énorme vide institutionnel et moral. Notre Président a eu  l’indélicatesse et l’inélégance de laisser ses partisans peindre les symboles de la république aux couleurs de son parti. Un Président qui devait être au-dessus de la mêlée  et  réfléchir pour le devenir de tout un peuple de qui il a reçu mandat, se met à donner de la nourriture politicienne à ses partisans. Il utilise en plus nos maigres deniers publics pour assouvir ses besoins de campagne électorale permanente. Il utilise la télévision de tout un peuple pour sa propagande politique.

Pendant ce temps, le peuple désabusé, désœuvré et trompé n’a que ses yeux pour pleurer. Le pays est orphelin de souveraineté, de leadership crédible et courageux qui devait lui définir une vision et une stratégie cohérente et inclusive de développement.  A la place on subit le pilotage à vue, le tâtonnement, la politique politicienne, le joug du capitalisme l’étranger. Le pays est orphelin de sens, de repères et de valeurs qui peuvent créer une identité et une fierté d’appartenir à une nation unie. A la place, on voit un pays meurtri où les uns tirent à hue et les autres à dia, une dégradation avancée des valeurs de civilisation et de citoyenneté, une guéguerre permanente entre les forces vives qui en perdent  leur substance et leur impact. La recrudescence des crimes crapuleux et des agressions inquiète les citoyens. Le pays est orphelin de savoir, de savoir-faire, de savoir-être et de faire-savoir.

A place, on offre au peuple que la seule voie de la politique politicienne pour vivre. Quatre institutions aussi inutiles que budgétivores s’ajoutent à un train de vie déjà dispendieux de l’Etat et de ses différents démembrements. L’éducation et la formation ne transforment  plus l’individu pour lui permettre de créer de la valeur pour sa communauté, mais inhibent toute créativité et toute capacité de résolution des problèmes. En un mot l’école produit des débouchés inadaptés. Les crises y sont récurrentes. La République est orpheline de sa démocratie qui devait fournir des débats instructifs et constructifs pour expliquer les politiques publiques et faire preuve de pédagogie dans l’action. A la place, on ne voit que les querelles de chapelle, des alliances d’intérêt contre nature, de la transhumance alimentaire, un débat politique stérile, insipide et sans saveurs. La radiation de lanceurs d’alerte et la persécution politique sont devenues des pratiques courantes.

La République est orpheline de véritables capitaines d’industries de toutes les régions du pays qui peuvent faire la fierté des citoyens par la qualité du management de leurs organisations et des résultats qu’ils produisent. Le pays est orphelin d’hygiène, de propreté, d’assainissement  qui explique en grande partie la dégradation de l’état sanitaire et la santé des populations. Le pays est orphelin de nombreuses compétences et cerveaux qui quittent le pays ou qui refusent d’y revenir car appréhendant un environnement hostile au progrès, l’indiscipline et le désordre, un cadre de vie dégradé, le fétichisme et le maraboutage débridés. Le pays est orphelin de nombreux jeunes talents qui disparaissent mystérieusement.

Le pays est orphelin de guides religieux, de notabilités ou d’intellectuels qui constituaient des remparts à l’obscurantisme et à la cupidité des gouvernants. On nous sort maintenant les mannes pétrolière et gazière pour amadouer  les citoyens. De nombreux pays d’Afrique ont fait miroiter à leurs populations ces types de choses sans résultats.  Cependant le vaillant peuple sénégalais saura résister à toute tentative de musellement et répondra présent lors des prochaines élections pour dire non à une race d’hommes politiques qui n’ont que leurs intérêts personnels comme préoccupation. Nous refusons de laisser notre pays entre des mains inexpertes de prédateurs sans scrupules.  Pour ces multiples raisons, nous décernons à Macky Sall le titre de Président de l’année. Jummah Mubarak

Peps GUEYE

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Mame Mbaye Niang remet les clefs du département de la jeunesse à Pape Gorgui Ndong

La passation de service entre le nouveau ministre de la jeunesse Pape ...