Alors que les pressions s’accentuent sur la Cour constitutionnelle et la Ceni, les institutions régionales, Union africaine en tête, ont « appelé à la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections ».

L’intense ballet diplomatique qui a eu lieu dans les couloirs de l’Union africaine s’est achevé ce jeudi soir par l’annonce-surprise par les dirigeants des pays membres de l’UA, de la SADC et de la CIRGL de la « suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections » en République démocratique du Congo.

Dans son communiqué final, les institutions africaines n’y vont pas par quatre chemins : « Les chefs d’État et de gouvernement présents à la réunion ont conclu à des doutes sérieux quant à la conformité des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante avec les suffrages exprimés. En conséquence, les chefs d’État et de gouvernement ont appelé à la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections. »

Par ailleurs, les chefs d’État présents aux différentes réunions de la troïka ont décidé d’envoyer de toute urgence en RDC une délégation de haut niveau comprenant le président de l’Union africaine, le Rwandais Paul Kagamé, et d’autres chefs d’État et de gouvernement, ainsi que le président de la Commission de l’UA, « pour dialoguer avec toutes les parties prenantes congolaises, avec en vue de parvenir à un consensus sur le moyen de sortir de la crise postélectorale dans le pays ». L’Union africaine « exhorte tous les acteurs concernés en RDC à interagir de manière positive avec la délégation africaine de haut niveau dans l’intérêt de leur pays et de ses habitants ». Les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé la détermination de l’UA à continuer d’accompagner le peuple de la RDC dans ce processus. Le texte final des dirigeants n’a pas été paraphé par les officiels congolais présents à cette réunion.