CONGO

Quatre personnes ont trouvées la mort dans de violents affrontements dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC). Les affrontements ont été déclenchés lors de manifestation contre des coupures d’eau et d’électricité dans la région.

Selon le bilan communiqué par les services de la présidence de la RDC, à la suite d’une coupure d’eau et d’électricité dans  une grande zone du sud-est du pays y compris l’université de Lubumbashi, pendant trois jours, des manifestations de colères ont été déclenchées et, dans la foulée, des altercations avec les forces de l’ordre. Les informations indiquent que cette longue coupure dans la zone est due à des dommages causés aux câbles et aux tuyaux essentiels par les pluies torrentielles. Ces manifestations auxquelles les étudiants aussi se joints pour manifester également contre des frais plus élevés, ont dégénéré lorsque la police est intervenue. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des coups de semonce pour tenter de disperser les foules d’étudiants revenant de la résidence du gouverneur au Haut-Katanga, indique l’AFP. « Les chiffres provisoires établis par les responsables font état de quatre morts, dont trois étudiants et un policier », a déclaré Vital Kamerhe, directeur de cabinet du nouveau président Felix Tshisekedi, dans un communiqué. L’officier de police qui « a reçu l’ordre de tirer sur les étudiants pacifiques sans avertissement » sera traduit devant un tribunal militaire « pour faire face à la loi », a indiqué le communiqué.

Le calme est revenu dans la localité dimanche soir et dans son communiqué lundi, le nouveau DC du président a indiqué que les augmentations des frais de scolarité payés par les 10 000 étudiants de l’université avaient été « suspendues ». L’approvisionnement en eau et en électricité a été rétabli sur le campus universitaire, selon les étudiants. Selon des rapports de police antérieurs, un étudiant aurait été tué par balle et un policier serait décédé après avoir été percuté par un véhicule anti-émeute.

Tshisekedi a prêté serment jeudi dernier, marquant le premier transfert pacifique du pouvoir en RDC, mais seulement après des élections âprement disputées. Arrivé deuxième, Martin Fayulu, a contesté les résultats et s’est autoproclamé président après la confirmation des résultats de la Ceni par la cour constitutionnelle donnant toujours gagnant de la présidentielle, Félix Tschisekedi.