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Tariq Ramadan

Accusations contre Tariq Ramadan : Un acharnement qui ne dit pas son nom ?

Tariq Ramadan, cet islamologue de renommer international, marche lentement mais sûrement vers un emprisonnement pour des faits de viol. Des faits pour lesquels il clame haut et fort son innocence devant une justice prête à l’abattre.

L’islamologue suisse qui a fini d’avoir un renom international risque de payer cher ses positions tranchées et sa maîtrise de l’islam. Avec une éloquence qui lui est propre, il avait réussi à faire plier différents théoriciens. Par la même occasion, il devenait la cible à abattre. Quoi de plus juste que de trouver un alibi qui serait contre les principes qu’il défend pour l’atteindre. Et le viol en est le plus plausible.

En effet, Tariq Ramadan a été mis en examen pour viols et placé en détention provisoire vendredi 2 février. Il devait passer devant le juge ce mardi. Mais au paravent, l’islamologue a fourni, par l’entremise de ses avocats, un alibi qui pourrait le disculper dans l’un des deux dossiers. En effet, il a présenté une réservation de billet d’avion qui atteste qu’à la date du 9 octobre 2009, il avait réservé un voyage entre Londres et Lyon et avait ainsi atterri à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry à 18h35. Par la suite, il devait se rendre à une conférence le soir même dans la ville française. Ce qui fait dire à Yassine Bouzrou et Julie Granier, ses avocats que «cette information fragilise considérablement les déclarations de son accusatrice qui explique avoir été violée dans l’après-midi».

Mais, contre toute surprise, le document qui atteste de la réservation disparaît du dossier. Suffisant pour la défense de Tariq Ramadan de demander la saisie de l’Inspection générale de la justice pour comprendre pourquoi une note datée du 6 décembre faisant état de cette réservation a été «égarée». D’ailleurs, enfonce une source, la transmission de cette note a été confirmée dans un mail le 7 décembre dans lequel le service de l’accueil et du bureau d’ordre pénal du Parquet en accuse réception. Mais les enquêteurs ne l’auraient jamais reçu.

Suffisant pour montrer que les choses avancent lentement en défaveur de Tariq Ramadan qui manifestement, subit ce qu’il qualifiait « complot sioniste international »

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