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Ofnac: Voici les secteurs les plus corrompus au Sénégal

La corruption est toujours réelle au Sénégal. En collaboration avec le Pnud, l’ Ofnac a rendu public hier, un rapport d’ «étude sur la perception et le coût de la corruption au Sénégal». Réalisé par le cabinet Synchronix, le document qui a soulevé des vagues de contestation, révèle que la Police, la Gendarmerie, la Santé et l’Education sont les secteurs les plus corrompus et les zones de Diourbel, Sédhiou et Tamba restent les régions où la corruption est plus visible.

Le rapport présenté par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) révèle que 93% des Sénégalais disent connaître des pratiques de corruption. Concernant l’environnement de la corruption, le document souligne une bonne présence de celle-ci dans l’univers des Sénégalais. En effet, 95,3% dans le grand public et 61,7% chez les professionnels, attestent la présence de la corruption dans leur environnement immédiat. «Le secteur public est perçu comme celui où les cas de corruption sont les plus nombreux (93%). Les sous-secteurs du public les plus touchés sont la Sécurité publique, constituée de la Police et de la Gendarmerie (95,9%), la Santé (29,2%) et l’Education (26,1%)», rapporte le document.

Cependant, par zone, le taux de corruption est plus actif dans les régions de Diourbel (19,4%), Sédhiou (19%), Tambacounda (17,8%), Kédougou (17,7%) et Dakar 16,4% et est plus faible dans les régions de Saint-Louis (6,5%), Kaolack (7,2%) et Ziguinchor (9,4%). Concernant le coût économique, le rapport apprend que le montant moyen de pots-de-vin demandé au cours des 12 derniers mois s’élève à 95 406 par personne. Et le montant perçu par les personnes ayant cédé à la corruption se chiffre à 100 877 FCfa par an et par personne. Partant de ce montant, le rapport estime le coût de la corruption à 118 milliards par an. Prenant la parole, la directrice de l’Ofnac, Seynabou Ndiaye Diakhaté, fait savoir que l’objectif visé par l’institution est d’avoir une base de données et d’informations pour bien mener son travail. «Ce document nous sert d’outil de base pour mieux jouer notre rôle de vigile», a-t-elle dit.

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