LES COPS DE LA DIC

Salimata Sarr, élève en classe de Terminale au Lycée John Fitzgerald Kennedy, s’est fait enlever, agresser et séquestrer pendant une heure par deux éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) de la police nationale. Les faits se sont déroulés, selon le quotidien Source A qui raconte cette rocambolesque histoire dans sa parution du jour, près dudit établissement scolaire, non loin de l’ex-Place de l’Obélisque.

La victime raconte l’horreur : « Quand on sort des cours, on a l’habitude d’aller au jardin sis à la Place de la Nation (ex-Obélisque), juste devant le Lycée. Soudain, pendant que je partais, un agent du Gmi a demandé à ma camarade de classe où j’allais. Ma copine lui a dit de s’adresser directement à moi. Il m’a aussitôt interpellée, mais je l’ai envoyé balader en lui disant que je ne parle pas aux inconnus. Il a voulu insister et j’ai campé sur ma position ».

Salimata Sarr de poursuivre : « C’est alors qu’il m’a donnée une violente gifle. Avant que je ne réalise ce qui se passe, il me traîne de force pour, disait-il, me donner une correction. Il m’a conduite dans une sorte de box, dans le jardin de la Place, qui leur sert d’abri. Là, ils m’ont frappée avec une matraque et obligée à nettoyer leur abri tout entier. Et comme si cela ne suffisait pas, ils m’ont versée de l’eau froide sur tout le corps. »

En attendant d’être entendus par la Brigade prévôtale, les deux policiers mis en cause, qui font l’objet d’une sanction disciplinaire, sont aux arrêts de rigueur de 10 jours. Ce, suite à la plainte déposée par le père de la victime, Souleymane Sarr, et du rapport de la Proviseure du Lycée adressé à l’Inspection d’Académie (Ia) et au Commissariat de police de la Médina.

Le visage tuméfié et une blessure à la tête, son corps présentait des lésions.

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