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Comment l’installation d’un centre d’entraînement djihadiste au Sénégal a été déjoué

La section de la recherche de la gendarmerie et de la division criminelle (DIC) a déjoué des plans visant à implanter un camp d’entraînement « djihadiste» au Sénégal, suite à une enquête qui a permis l’arrestation de certains djihadistes » sénégalais qui combattent pour Daesh et Boko Haram.

La Dic a récemment mis la main sur des « djihadistes » sénégalais dont certains étaient de retour, d’autres en partance pour la zone de combat de Daesh et de Boko Haram.

Ces arrestations ont permis d’échapper à l’installation des « Dahwa » (centre d’entraînement de djihadistes) mais également l’enrôlement des jeunes sénégalais qui veulent rejoindre l’équipe djihadiste.

Boko Haram, devenu l’État islamique en Afrique, a mené une lutte farouche ces derniers temps. Ils ont réussi à conquérir la ville de Gaza et une partie de la forêt de Bita. Cette conquête n’a été possible que par la participation des combattants djihadistes  sénégalais. Ces derniers ont été reçus par le chef de Boko Haram, Aboubacar Shekau dans la forêt de Sambissa, pour les féliciter de leur «engagement aux côtés de leurs frères musulmans ».

M Ndiaye, un des présumés djihadistes sénégalais n’a pas tardé à avouer aux enquêteurs que la somme allouée pour le recrutement des « djihadistes » provient de la Lybie ou du Nigeria. Pour preuve, lors de leurs préparations pour le voyage, ils ont reçu une somme de 4 million de FCFA de la part d’un certains Z.B du Nigeria. Donc après partage, ils en ont empoché chacun une  somme de 150000 FCA, a t-il expliqué.

Il a par ailleurs avoué que certains « djihadistes » sénégalais ont conduit des chars pour donner l’assaut à la coalition (Nigeria, Cameroun, Tchad) lors de ces « guerres victorieuse » de la secte islamique.

 La direction des investigations criminelles en collaboration avec la brigade d’intervention polyvalente (BIP) ont mené une enquête minutieuse qui a abouti à l’arrestation des présumés djihadistes.

Cette enquête les a amenés dans une mosquée suspecte. C’est là où ils ont arrêté un certain M. Diatta. Après une perquisition dans sa maison à Sicap Baobab, ils ont mis la main sur plusieurs objets composés de munition en vrac de 4,5 mm pour fusil à plomb, des documents en arabe, une coupure du journal « libération» sur l’affaire dite Imam Alioune Ndao, trois téléphones portables etc.

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