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Idrissa Diop

Idrissa diop : « A chaque fois que l’on critique Youssou Ndour, j’ai un pincement au cœur »

Idrissa Diop surnommé Pa boy, occupe une place importante dans la musique sénégalaise, bien qu’il soit de la vieille école. L’homme nous révèle les secrets de son éternel jeunesse lors d’un entretient avec les confrères de l’observateur.

Le musicien or pair n’accepte pas d’être un vieux comme tous ses amis de l’ancienne génération : « Je suis un vieux-jeune, j’ai l’age que j’ai depuis que je suis tout petit, je me bats pour un idéal, j’aime le beau. J’ai fait près que 40 ans à l’étranger et un beau matin j’ai décidé de revenir au pays, par ce qu’il y avait comme une voix qui m’appelait. » Confie Idrissa Diop.

idrissa diopMais, concernant sa carrière musicale, le musicien affirme que ça se passe bien : «  Ma carrière se porte tant bien que mal par ce que la musique est profondément difficile. Mais bizarrement, ça se passe bien. » Révèle le chanteur. En faisant une comparaison de sa carrière entre le Sénégal et l’Europe, le chanteur  trouve qu’il y a une nette différence qu’il explique ; « ici, c’est mon pays, c’est le pays qui m’a donnée la force d’aller en Europe de rencontrer d’autres cultures et d’autres gens. L’Europe, c’est autre chose mais, la musique n’a pas de frontière. J’ai chanté devant toutes sortes de nationalités qui même si elles ne comprennent pas ce que je dis, elles aiment quand même. » Déclare, Idrissa Diop.

Le Pa boy (jeune vieux) s’est prononcé sur le Mbalax qui est la musique nationale sénégalaise. « Le Mbalax, c’est notre musique, j’en suis fier. » Souligne-t-il. Mais malgré le fait, qu’il se dit fier du mbalax, il ne s’est pas abstenu, de donner son opinion sur cette musique. Pour le mélomane, il y a des trucs à améliorer notamment sur le rythme et les mélodies. Pour lui, tous les mbalax man, inconsciemment font presque tous la même chose, excepte le Roi du Mbalax, Youssou Ndour.

A chaque fois que l’on critique Youssou Ndour, j’ai un pincement au cœur. Car je sais par quoi il est passé, il a beaucoup de mérites pour avoir propulsé le mbalax au-devant de la scène. » Avoue, le musicien. Pour lui, le geste de Youssou  sur les 75 millions offerts à la mutuelle de santé des artistes prouve sa grandeur : « il faut vraiment être généreux pour avoir cet esprit-là ».  Affirme-t-il.

Interpelé sur l’ouverture de l’AIBD et son lot de critique de la part de certains, il soutient: « moi, je me demande ce que veulent les gens. Je le répète une fois de plus, la critique est aisée mais l’action est difficile. On leur construit un aéroport neuf flambant, il trouve quoi dire. Franchement, je ne comprends pas » dénonce le vieux jeune.

Avant de conclure, il s’est aussi penché sur la nouvelle génération de musiciens du Sénégal. Il trouve qu’à ces jeunes, il leur manque de la pureté, de la passion, mais aussi de la patience.

Sur un autre aspect, il soutient qu’avec la traite des noirs en Libye qu’il déplore : « Des Africains, traités comme des esclaves dans un pays Africain » c’est inadmissible, condamne le chanteur de toutes les générations Pa boy.

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