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Hausse des prix, du sucre, de l’huile et du ciment, la pente monte au Sénégal!

La nouvelle n’est pas bonne à entendre. Les prix du sucre, de l’huile, et du ciment, qui sont déjà sur une tendance ascendante vont connaitre une nouvelle hausse très prochainement.

En effet, nous informe le vice-président de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/ Jappo), Cheikh Cissé dans les colonnes de l’observateur, la pente a désormais prix une direction ascendante. 

Cheikh Cissé qui s’exprimait lors de sa visite dans le centre du pays estime qu’on va plutôt vers une augmentation du prix de ces denrées de première nécessité. Du coup, l’État est pointé du doigt. « Sur le sucre, l’État a très mal fait, en confiant à une seule personne toute la filière. Il devrait y avoir une correction à tous les niveaux. On n’aura jamais une autosuffisance pour le sucre. Pour l’huile, l’État est revenu sur la privatisation. Et c’est un échec. Non seulement, il a mal privatisé, mais il a mal accompagné le processus et mal libéralisé l’usine », a expliqué M. Cissé.

De l’avis de M. Cissé, les Sénégalais devront désormais casquer gros pour s’approvisionner en sucre et en huile. Mais il déplore, en plus de la hausse des prix, le manque de qualité de ces produits. « Le sucre est-ce qu’il est aujourd’hui de bonne qualité. On ne peut pas industrialiser un secteur qui n’est encore à un niveau élevé de production. Les prix du sucre et de l’huile vont augmenter. Nous allons payer plus cher et on n’aura même pas la qualité », a-t-il déploré. 

Sur ce, il a estimé que le gouvernement doit restructurer la Sonacos en trois entités qui se chargeront de la commercialisation, de l’exportation de l’arachide et de l’industrialisation. Selon lui, cela permettrait de mettre en place deux sociétés privées distinctes qui auront une mission définie par l’État.

 « Aujourd’hui, on a privatisé, rationalisée et emprunté 40 milliards de Fcfa à la banque africaine de développement (Bad) pour accompagner la filière arachidière. On est en train de revoir le système d’importation de l’huile, qui sera en concurrence avec l’huile produite par la Sonacos. On est en train de bloquer l’exportation de l’arachide, en mettant un surtaxe pour l’exportation », explique le vice-président de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/ Jappo), Cheikh Cissé.

Pendant ce temps, le ciment a aussi prix la même logique. Depuis le 2 janvier dernier, il y a une nouvelle taxe sur le ciment. Cette taxe est de 3 fcfa sur le kg. Une mesure fiscale qui concerne les trois cimenteries qui existent au Sénégal. Pour l’Ascosen, les consommateurs doivent être protégés.

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