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Déclaration de politique générale: Mahammad Boun Abdallah Dionne «le pays marche»

Comme à l’accoutumé, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dione était ce matin face aux députés. Une occasion pour le chef de gouvernement de porter en bandoulière les différentes réalisation du président de la République notamment le plan Sénégal émergent. Dans un ton rassurant le Pm n’a pas raté à sa cible. Ce dernier a porté en revue les grands projets et réalisations des différents secteurs de la société en passant par l’économie, l’agriculture, l’emploi des jeunes entre autres.

«Pour avoir attentivement écouté le peuple, le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL, a expressément instruit le Gouvernement à incliner le Plan Sénégal Emergent vers davantage d’inclusion sociale, pour plus de cohésion sociale.
Cette cohésion sociale sera d’autant plus renforcée, que des milliers de jeunes accéderont à des emplois décents et seront moins tentés par des aventures périlleuses ; que les efforts des travailleurs du secteur informel comme formel, des paysans, pêcheurs, éleveurs, artisans, seront rémunérés à leur juste valeur ; que les inégalités sociales, les disparités spatiales entre les villes et les campagnes, les zones urbaines et périurbaines seront éliminées et l’équité renforcée. Elle sera d’autant plus renforcée, que vivre en milieu rural, dans les zones frontalières, les quartiers périurbains, ne constituera plus un handicap pour accéder aux services essentiels et à un mieux-être. C’est vers tout cela que la vision du Chef de l’Etat nous dirige», affirme le Premier ministre. Ainsi selon le Premier ministre, la vision « d’un Sénégal de tous, d’un Sénégal pour tous », porté par le PSE, c’est d’abord un Sénégal sans exclusion, où tous les citoyens bénéficient des mêmes chances et des mêmes opportunités pour réaliser leur potentiel et prendre en main leur destin.

Abordant la question de l’éducation le chef de gouvernement estime que beaucoup de réalisations ont été faites sur ce niveau afin de permettre un enseignement de qualité. «Déjà, entre 2012 et 2016, au-delà des programmes de réhabilitation, le Gouvernement a investi environ 132,6 milliards de FCFA pour construire et équiper 9.538 salles de classe, 333 écoles élémentaires, 162collèges de proximité, 21 lycées, 20 blocs scientifiques et technologiques, et 12 daaras modernes». Non sans oublier, les programmes tels que le Pudc, et le Puma, pour  le Pm, ces programmes d’inclusion sociale dans leur essence, sont conçus pour éliminer les disparités spatiales et garantir une égalité de chances et de conditions décentes pour tous. Et sur ceux d’importants réalisations ont été faites concernant, les infrastructures et l’électrification.

L’économie s’est encore invitée sur la politique de déclaration du politique générale du Premier ministre. Selon ce dernier, le pays marche et y a pas besoins de s’inquièter. «Le taux de croissance du PIB a atteint 6,7% en 2016 contre 6,5% en 2015. Il est estimé à 6,8 % en 2017 et projeté à 7,0% en 2018, une première dans l’histoire économique du Sénégal, qui n’a jamais affiché un taux de 6% sur quatre années consécutives.
Mieux, en Afrique la croissance est ressortie à 1,3% en 2016 à 2,7% en 2017, et projetée à 3,5% en 2018.
Ces performances valent à notre pays de figurer aujourd’hui parmi les cinq pays ayant les croissances économiques les plus fortes sur le continent. L’inflation est contenue sous la barre des 2%, avec une réduction significative et continue du déficit budgétaire à 3,7% du PIB en 2017 contre 6,7% en 2011, grâce à des efforts soutenus de rationalisation des dépenses et de mobilisation des ressources internes.
L’endettement reste maîtrisé, grâce à une politique prudente privilégiant les emprunts concessionnels et les prêts sur le marché financier ayant de plus longues maturités.
Le service de la dette publique extérieure s’est établi en 2017, respectivement à 10,9% des recettes budgétaires et 9,1% des exportations de biens et services, contre des plafonds de 22% et 25% retenus dans le cadre de l’analyse de viabilité de la dette publique».

L’agriculture, un des leviers essentiels de notre économie, se situe sur une trajectoire ascendante et enregistre des performances inédites durant ces trois dernières années.
La production d’arachide, qui est passée de 527 mille tonnes en 2011 à 1 million de tonnes dès 2015 et attendue à plus de 1,411 million de tonnes en 2017, connaît une hausse de 73% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, un record depuis 40 ans.
Cette situation est d’autant plus encourageante que le redressement de la filière arachidière s’accompagne de prix rémunérateurs pour les producteurs, d’opportunités renforcées vers l’exportation et de valorisation sur place, à la faveur du renforcement des capacités des unités industrielles d’huilerie installées, qui ont atteint 450.000 tonnes.
La production de riz a atteint 1,015 million de tonnes en 2017 contre 405 mille tonnes en 2011, soit plus du doublement de la production en 5 ans. Ce qui nous rapproche à 68% de notre objectif de production d’un million et demi de tonnes.
Au même moment, les équipements de transformation se renforcent avec 12 rizeries installées et 300 décortiqueuses d’une capacité de près de 500.000 tonnes
L’autosuffisance en oignons est dépassée depuis 2015, avec une production de 400.000 tonnes, alors que nos exportations de produits horticoles sont multipliées presque par deux, avec plus de cent mille tonnes en 2016 contre cinquante et un mille tonnes en 2011.
La valeur ajoutée du sous-secteur agricole est passé de 344 milliards de FCFA en 2012 à 469 milliards en 2016.
Ces résultats confirment la justesse de notre option résolue de construire une agriculture compétitive, diversifiée et durable, avec pour fonctions de nourrir au mieux et durablement les populations, de tirer profit des opportunités du commerce international et d’augmenter significativement les revenus des ruraux.
C’est un signe que notre agriculture est sur une autre échelle de production résultant d’une politique cohérente de soutien au développement de ses filières, avec une meilleure disponibilité des intrants, des engrais, des équipements et du matériel agricole.

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