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Comment la mafia des Daf et des Raf met le Sénégal à genoux

Au Sénégal, les marchés et autres contrats publics deviennent de plus en plus des sources de scandales financiers. Tantôt ce sont des coûts faramineux pour l’exécution d’un contrat qui peut s’effectuer à un coût moindre ; tantôt c’est l’irrespect des normes requises dans le cadre de la bonne exécution des contrats. Le cas de l’autoroute à péage avec Eiffage et Senac Sa, des tracteurs indiens, entre autres sont une illustration parfaite de la mauvaise foi de bons nombres de DAF et de RAF qui en principe sont les garants de la bonne gouvernance financière et doivent veiller aux intérêts supérieurs de leur ministère et par ricochet aux intérêts de la nation.

Les Daf et les Raf, points focaux des relations entre l’Etat et les prestataires de services

Les directeurs administratifs et financiers (DAF) et les Responsables administratifs et financiers (RAF) occupent des positions déterminantes dans l’attribution des différents contrats de l’Etat, portés par  les ministères et les autres structures étatiques. Dès lors, leur responsabilité dans les scandales notés çà et là dans l’attribution des marchés de l’Etat est déterminante. Chargés de piloter les missions de planification, de gestion et de coordination des tâches administratives financières et comptables de leur ministère, ils sont les points focaux des relations entre l’Etat et les prestataires de services ; mais aussi le bras droit des hommes politiques qui supportent, malgré eux, les besoins d’une clientèle politique. Alors le choix est facilement fait : Veiller à la sécurité financière du Chef au détriment de l’Etat ou de l’intérêt général. Le mécanisme est « simple et sûr » à la fois.

En effet, les Daf et les Raf qui sont en contact direct avec les fournisseurs de services transigent, le plus souvent, pour permettre au plus gros maillon de la chaîne de toucher un butin pour sa survie politique. Dans cette logique, la prestation de services se fait à prix très élevé par le biais d’une surfacturation, au grand dam des populations. En réalité, il est inimaginable qu’une société étrangère ou autre puisse dicter sa loi sans la complicité expresse des hommes et des femmes qui sont à des postes de responsabilité.

Gerard Senac ou autres n’auraient pas eu la possibilité de pratiquer les prix exorbitants dans la mise en place de l’autoroute, si nos dirigeants politiques et autres DAf et RAF n’étaient pas d’accord sur les prix, par ce qu’ils ont leur part du gâteau…. C’est aussi simple que cela.

Cela ne sert à rien de crier haro sur ces sociétés étrangères qui sont la pour faire du business et pas du social.

Alors logique que les scandales se succèdent malgré l’indignation des gouvernés. Car, tous les maillons de la chaine sont protégés par un pouvoir qui ne vise qu’à une réélection et qui n’est intéressé que par les actes politiques. Sinon, pourquoi autant de différences dans les prix?

Des surfacturations énormes!

A écouter Bara Tall qui, lui aussi est un produit du système, il ne faut pas le nier, il y a eu une surfacturation d’environ 100 milliards. Au même moment, les manquements dans le cadre des cahiers de charges occasionnent des dégâts, voire des pertes en vies humaines. Mais qui d’autres que les habitants lambda vont dénoncer quoi que ce soit. Toute la chaîne de décision est « impliquée » tout le monde à « mangé» sa part du gâteau sous le silence coupable du chef de l’Etat.

Sous le regard complice du Chef de l’Etat Macky Sall

D’ailleurs, dans d’autres secteurs, les inspections générales de l’Etat ont épinglé l’ancien patron du programme du domaine agricole communautaire (Prodac). Son successeur a été épinglé par la Cour des comptes. Tous deux auraient facilité une surfacturation dans le cadre de l’attribution d’un marché de plusieurs milliards à des israéliens. Ces manquements portent sur des tracteurs revendus à l’Etat du Sénégal à plus de 30 millions Fcfa l’unité alors qu’ils sont cédés à moins de 6 millions en Inde. Mais selon certaines informations, le Chef de l’Etat Macky Sall a mis la main sur ces rapports.

Ainsi, la situation est dramatique et mérite un sursaut de patriotisme au détriment des intérêts personnels ou parisans avec ses conséquences désastreuses ; ou du moins un contrôle efficace et des sanctions drastiques pour tout contrevenant aux règles prévues dans le domaine de la passation des marchés publics.

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