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César Atoute Badiate et Salif Sadio

Attaque de Boffa Bayotte: Quand Salif Sadio met mal à l’aise César Atoute Badiane

A Ziguinchor, au lendemain des déclarations de Salif Sadio sur les événements douloureux de Boffa Bayotte, la presse locale tente de décortiquer la sortie du chef rebelle qui disculpe le Mfdc. Certains confrères disent n’avoir pas été surpris, ils estiment également que les propos de Salif Sadio peuvent mettre mal à l’aise son frère Emile César Atoute Badiane.

La sortie de Salif Sadio est analysée sur différents angles par les journalistes établis dans le Sud et qui couvrent le conflit depuis de nombreuses années. Selon Papo Mané rédacteur en chef du groupe média du Sud, la chose se situe à deux nivaux. «D’abord, je ne suis pas surpris de la réaction de Salif Sadio, parce que Salif est le chef autoproclamé du mouvement qui n’a jamais accepté une quelconque responsabilité dans un drame ici en Casamance. Par ailleurs, il a fait un aveu de taille que le Mfdc aussi est impliqué dans la coupe du bois. Donc, sur ce rapport, on voit mal quelqu’un qui fut-il un responsable du Mfdc s’arroger le droit de donner des permis de coupe de bois».

Même constat aussi pour Cheikh Tidiane Cissé qui a eu à couvrir plusieurs événements dans le cadre du conflit casamançais. Parlant de la communication faite par le chef rebelle, il fait savoir qu’à ses yeux, Sadio Sadio met mal à l’aise César Atoupe Badiane en disculpant le Mfdc de toute implication dans le massacre de Boffa. « En dégageant la responsabilité du Mfdc dans ce problème de BoffaSalif Sadio met mal à l’aise César Atoute Badiane. Parce que demain, César ne pourra poser comme condition la libération de ses gens-là pour négocier avec le Sénégal. Et César doit parler au nom du Mfdc et que le Mfdc n’a rien à avoir dans cette affaire-là. Ça veut dire que les gens qui sont arrêtés n’ont pas été arrêtés dans une mission du Mfdc ».

Pour Abdourahmane Thiam, correspondant du journal l’Observateur, le moment est mal choisi par le chef rebelle pour étaler son point de vue. « Cette communication est inopportune ».

Cependant, les confrères restent unanimes sur le fait qu’il est temps que l’Etat entame dans les plus brefs délais des négociations avec le Mfdc pour éviter que les choses ne lui échappe à la faveur de situation semblable à ce qui s’est produit à Boffa Bayotte.

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