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2017, la zone euro contraint de s’endetter comme les pays africains

Le rythme de la dette en Afrique inquiète depuis belle lurette. Mais cette orientation de faire recours aux emprunts n’est pas pour autant l’apanage des africains. La zone euro elle aussi s’illustre cette année avec un montant élevé de dettes.

La Zone euro va emprunter près de 900 milliards sur les marchés en 2017, fait état les Echos.fr. Et pourtant, l’exercice n’est pas rassurant pour les émetteurs de dette souveraine. Mieux, il parait comme l’un des plus risqués depuis 2012. En effet, dans cet environnement caractérisé par une probable remontée des taux, les Etats de la zone euro n’ont pas pu s’empêcher de prévoir un emprunt d’une valeur de près de 900 milliards d'euros sur les marchés de la dette, selon les estimations de plusieurs banques; un montant plus élevé que celui de l'année précédente.

Sur cette question d’ailleurs, Frédéric Gabizon, qui conseille les Etats dans le placement de leur dette chez HSBC, explique  que « Les gouvernements ont réduit leur déficit budgétaire ces dernières années, mais les remboursements de dette restent conséquents ». Cette situation s’expliquerait notamment par au pic de dettes émises pendant la crise financière et que les finances publiques n'ont pas pu absorber. De ce fait, cette année les volumes vont augmenter d'une trentaine de milliards, par rapport à 2016.

L'Italie prend la tête du classement. Selon les estimations, le pays va lever entre 255 et 271 milliards d'euros. L'Allemagne vient en seconde position en prévoyant de lever 160 milliards, suivi de l'Espagne avec 120 milliards. Les autres pays excepté la Grèce, emprunteront moins de 35 milliards.

Cette hausse globale des montants de dette dans la zone euro intervient au moment où la plupart des économistes soutiennent que 2017 est une année à risques sur les marchés obligataires. Ils prévoient  une remontée des taux qui a déjà commencé depuis l'élection de Donald Trump avec ses promesses de dépenses massives. Elle est aussi accentuée par  la hausse des taux de la Réserve fédérale en décembre. Pendant ce temps, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de réduire ses achats de dettes à partir d'avril de 80 à 60 milliards d'euros par mois. Alors qu’elle apportait un soutien immense au marché de la dette publique européenne depuis mars 2015.

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